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<title>Derniers articles parus dans Ulysse - Ulysse et vous</title>
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<description>Derniers articles parus sur Ulyssemag.com</description>
<copyright>Copyright 2006 Ulyssemag.com</copyright>
<webMaster>nicolas@upian.com</webMaster>
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<title>Carnet de voyage sonore</title>
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<dc:date>2008-06-09T11:37:27Z</dc:date>
<dc:creator>nolwenn</dc:creator>
<description>Pour la deuxième année consécutive, Ulysse, Lonely Planet, Club aventure et France Inter organisaient un concours pour récompenser les meilleurs carnets de voyage sonore. Plus de 100 récits audios ont été envoyés, les 10 préférés du jury ont été récompensés et les 4 premiers gagnants ont été invités dans l'émission de Sandrine Mercier "Au détour du monde" pour parler de leur création.
Le premier prix a été remis à Françoise Mocquard et Anne Le Gouguec pour une escapade dans le train entre Moscou et Pékin. Des odeurs, des couleurs et des visions se dessinent à l'écoute du voyage des deux femmes.
Laure-Anne Bomati a reçu le deuxième prix pour un parcours personnel dans les trains et les bus qui l'emmènent d'Angoulême à Grenade. D'une voix douce sur des ambiances de gares, elle évoque ses impressions.
Autre lieu, autre histoire, Karine Di Bin, troisième, nous fait découvrir le seul train de voyageurs de Madagascar. Des rencontres en musiques pour quelques minutes exotiques.
Encore dans un style différent mais toujours dans un train, Emmanuel Richier, quatrième, a effleuré la vie autour d'une gare à Berlin.
Ces quatre carnets sonore comme les 6 autres qui composent le palmarès sont à écouter  ici .</description>
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<title>Surprenants Paracas</title>
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<dc:date>2008-06-02T10:36:43Z</dc:date>
<dc:creator>nolwenn</dc:creator>
<description>L'exposition "Paracas, Trésors inédits du Pérou ancien" est en hommage à Anne Paul, archéologue et spécialiste des textiles Paracas. Elle aurait dû diriger cette exposition mais elle est décédée avant, se faisant remplacer par Danièle Lavallée, directeur de recherche émérite au CNRS, archéologue et spécialiste du Pérou.
Au Pérou, les Paracas sont très connus, beaucoup moins dans le reste du monde. 46 pièces de tissus sont exposées pour une première et probablement une dernière mondiale. Le Quai Branly a financé le travail de restauration effectué par des péruviens à Lima, ce qui a permis de présenter cette exposition. Mais en juillet, les textiles repartent dans leur pays natal pour être définitivement entreposés au musée de Lima, dans une nouvelle salle (l'ancienne ayant été détruite par un tremblement de terre).
C'est donc une sortie inédite pour ces tissus d'environ 2000 ans d'âge, contemporain des premières soieries chinoises. Ils font partie des plus beaux textiles jamais fabriqués avec une broderie d'une extrème finesse et un chromatisme impressionnant, 190 variétés de teintes.

Danièle Lavallée vous présente la civilisation Paracas et le mode de fabrication des tissus. Ecoutez :
 La civilisation Paracas 
 Que représentent les pièces textiles? 


Une exposition inédite à découvrir au musée du Quai Branly jusqu'au 14 juillet.
Renseignements : 37 quai Branly / 218 rue de l'université, Paris VII
Tel: 01.56.61.70.00 Internet: www.quaibranly.fr
Horaires : Mardi, mercredi, dimanche de 11h à 19h. Jeudi, vendredi, samedi de 11h à 21h.
Tarifs : Plein: 8,50€, Etudiant: 6€, Gratuit: moins de 18 ans, chômeurs, handicapés...</description>
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<title>Manu Chao, le voyageur musicien</title>
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<dc:date>2008-05-30T14:38:28Z</dc:date>
<dc:creator>nolwenn</dc:creator>
<description>Vidéos :

1/ Sur le tournage du clip Me llaman calle à Madrid, mai 2007. Cette chanson parle de la rue et de la vie de prostituée. Manu a tourné un clip dans la calle del Pez, connue dans la capitale espagnole pour y accueillir bon nombre d’entre elles. En bande son, le guitariste de Radio Bemba, Madjid, fait ses gammes durant une pause.




2/  Porque te vas. Pendant que l’équipe du clip installe le matériel et fait des plans de coupe, Manu et Madjid en profitent pour sortir les guitarres et nous proposent une version du célèbre Porqué te vas.





Images Marc Fernandez</description>
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<title>Nicolas Bouvier, eternel voyageur</title>
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<dc:date>2008-05-21T16:00:03Z</dc:date>
<dc:creator>nolwenn</dc:creator>
<description>Avec son "Usage du monde", Nicolas Bouvier a inspiré beaucoup de voyageurs, amateurs ou passionnés. Le rédacteur en chef d'Ulysse vous parle de cet étonnant baroudeur avec un extrait inédit d'une interview de Nicolas Bouvier.


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<title>Deux auteurs de polars racontent les villes americaines</title>
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<dc:date>2008-05-14T16:57:53Z</dc:date>
<dc:creator>nolwenn</dc:creator>
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Les interviews de Michael Connelly et de Georges Pelecanos que vous pouvez lire dans le n°124 d'Ulysse sur les Etats-Unis, ont été enregistrées par notre journaliste. Extraits en anglais.


 Michael Connelly et Los Angeles 


 Georges Pelecanos et Washington 


 Michael Connelly, son inspiration, son travail 


 Georges Pelecanos, son inspiration, son travail 


 Michael Connelly livre sa vision du melting-pot
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<title>Sur les pas du Che en Amerique latine</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-11-sur-les-pas-du-che-en-amerique-latine-496-2.html</link>
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<dc:date>2007-11-26T17:40:46Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>L'exercice imposé à notre journaliste était simple. Faire voyager nos lecteurs grâce à de petites séquences vidéo enregistrées lors de son périple. Ici pas d'artifice, des documents bruts qui vous plongent dans les paysages.</description>
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<title>Le mot vagabond : le gnou</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-11-le-mot-vagabond--le-gnou-481-2.html</link>
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<dc:date>2007-11-02T11:17:22Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Le gnou n’a pourtant pas grand-chose à voir avec la langue d’Homère. C’est à l’origine un mot d’une langue à clicks des peuples khoesans d’Afrique australe. Des clicks qui claquent plutôt qu’ils ne cliquettent: la dépression créée par la langue dans la bouche produit une véritable petite détonation. Le laboratoire de phonétique de l’université de Californie à Los Angeles – un des meilleurs du monde – vous offre d’écouter sur son site internet les clicks des Nama ou Khoekhoe d’Afrique du Sud (autrefois appelés avec mépris Hottentots par les colons blancs) ou des !Xóõ (un peuple de chasseurs-cueilleurs san du Botswana) recueillis par Peter Ladefoged (1925-2006), pionnier de l’étude phonétique des langues africaines.


 Clicks en nama 


 Clicks en !xóõ 




Selon les dictionnaires, gnou serait dérivé d’un mot !nu hottentot (c’est-à-dire nama). Or le nama, comme presque toutes les langues khoesanes, utilise un mot /ao pour désigner le gnou. D’où vient donc ce mot !nu, avec son “click alvéolaire nasalisé à accompagnement vélaire” (c’est ce que transcrit le symbole phonétique !n) dont les Européens ont trouvé que g n était la meilleure approximation pour leurs gosiers malhabiles?


La solution est fournie par la fabuleuse base de données comparative &lt;starling.rinet.ru&gt; des linguistes Serguei Starostin (1953-2005), de l’université de Moscou, et Merritt Ruhlen, de Stanford. Les données khoesanes compilées par George Starostin, le fils de Serguei, indiquent que le mot gnou a été emprunté à une langue khoesane méridionale du groupe !wi, probablement au /xam !nung “gnou”.


 “gnou noir” (black wildebeest) dans les langues !wi 




Entraînez-vous à prononcer le mot gnou comme en /xam: !nung... !nung... Ce n’est pas gagné, pas vrai? Mais ce n’est encore rien: la langue !xóõ, voisine du /xam, distingue au moins 83 clicks différents, dont l’article en anglais de Wikipédia consacré au !xóõ donne une description exhaustive.


 !Xóõ language 


Et si vous trouvez plus facile de cliquer avec la souris, essayez donc ‡nûje3/ – c’est le mot “souris”, en !xóõ...


Pierre Bancel</description>
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<title>Ulysse sur RFI</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-10-ulysse-sur-rfi-475-2.html</link>
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<dc:date>2007-10-10T06:21:29Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>A l'occasion de la sortie de l'atlas des montagnes magiques, nous sommes partis sur le Mont Aiguille.


 Pour écouter cette chronique 




 Ecoutez les archives des chroniques diffusées sur RFI 




 Consultez le site des visiteurs du jour </description>
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<title>Offre internet</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-11-offre-internet-469-2.html</link>
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<dc:date>2007-09-17T06:15:51Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Profitez de l'offre spéciale d'abonnement que nous vous proposons sur notre site. C'est simple et  c'est ici </description>
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<title>Bolivie, la capture du Che</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-09-bolivie-la-capture-du-che-468-2.html</link>
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<dc:date>2007-09-11T08:50:02Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
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<title>40 ans apres la mort du Che, nos reportages</title>
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<dc:date>2007-09-11T06:18:22Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Susana Osinaga Robles fut chargée de laver le corps du Che à l'hôpital Senior de Malta à Vallegrande en octobre 1967.

 Son témoignage 


A la Higuera, nombreux sont ceux qui peuvent vous conter la fin du Che. Un témoignage plus ou moins direct parmi d'autres d'un habitant de ce village bolivien.

 Pour voir 


Sur les lieux de la capture du Che

 Pour voir 


Si vous souhaitez vous aussi partir sur les pas du Che, consultez les conseils de nos journalistes.


 Argentine 


 Bolivie 



 Chili 



 Pérou 



 Guatemala 




 Mexique 



 Cuba </description>
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<title>Bolivie, le corps du Che</title>
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<dc:date>2007-09-10T18:14:49Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
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<title>J.F. Bizot, voyageur et fou d'Afrique</title>
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<dc:date>2007-09-10T10:30:45Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Un journaliste ne devrait jamais répondre au téléphone, me suis-je dit après m’être entendu proposé d’interviewer Jean-François Bizot. Car le pire c’est que je m’étais aussi entendu répondre oui. A priori, vous allez me dire, il existe des missions plus dangereuses qu’un déplacement rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris, à deux pas de la Bastille. Des reportages au fin fond de l’Irak ou des joutes intellectuelles avec la chanteuse Britney Spears. Sauf que moi, je gardais un souvenir très vif de ma seule et unique rencontre avec ce loustic. Il y a une quinzaine d’années de cela, Jef donnait une conférence dans un vénérable amphithéâtre de science po Bordeaux. Sans crier gare, il s’était rué sur un étudiant en criant: «Je vais te casser la gueule, espèce de petit salopard!» Seul un service d’ordre particulièrement musclé, constitué par l’équipe de rugby du cru, avait pu maîtriser le dément. Et l’empêcher de rouer de coups un neveu de l’écrivain François Mauriac, qui étalait sa suffisance de rejeton des beaux quartiers.


Sur le moment, j’avais éprouvé une grande gratitude envers Bizot. Non content d’être beau et brillant, le neveu de Mauriac sortait avec la plus jolie fille du campus. Rien que pour ça, il méritait une bonne correction. Quinze ans plus tard, c’est moi qui allait me retrouver face au molosse. Aucun service d’ordre ne viendrait à mon secours. Au contraire, la rencontre au sommet allait se passer dans les locaux de Radio Nova, le fief de Bizot.


Ce jour-là, la rencontre promettait d’être d’autant plus bizarre que j’étais aphone pour la première fois de ma longue existence, pavée d’embûches. Personne n’entendrait mes appels au secours. Le seul truc qui me rassurait c’est que j’étais loin d’être aussi beau et brillant qu’un neveu de François Mauriac. Et que je m’étais toujours bien entendu avec les dingues. Va savoir pourquoi.


Je me suis pointé à l’heure à Radio Nova. Rania, l’assistante de Bizot, était morte de rire, va savoir pourquoi. Elle était très jolie. Ça tombait bien car j’allais passer deux heures dans son bureau. A attendre que son “boss”, le “dingue”, comme elle l’appelle, se rappelle qu’il avait un rencard avec moi. «C’est un dingue, mais un dingue génial !», crut-elle bon de préciser. Super, on allait organiser une rencontre entre un cinglé et un aphone. Le dialogue du muet et du dingue, ça allait être aussi incompréhensible qu’un roman de Faulkner. Et plus violent peut-être.


En feuilletant des vieux numéros jaunis du magazine Actuel, créé par Bizot, qui fleuraient bon les années soixante-dix, j’admirais la technique de Rania. Son boulot n’est pas simple, il tient autant de celui de videur de boîte de nuit que de l’assistante. Un nombre incroyable de semi-SDF et d’allumés complets débarquent dans son bureau: «Il est où Jef? Je l’ai croisé dans une soirée. Et il m’a dit tu passes me voir quand tu veux.»


J’avais encore fait une connerie. En fait, avec ce type de zouave, il faut arriver sans rendez-vous. Comme ça, on a sans doute plus de chance de le rencontrer. Un peu comme avec Fela à Lagos, me suis-je dit, sans me rendre compte du caractère prémonitoire de cette remarque.


Le seul moyen de rattraper le coup c’était de regarder Rania avec des yeux de cocker enamouré. A la fin, elle aurait pitié ou aurait l’impression d’être victime de harcèlement sexuel. Et elle finirait par me faire entrer chez son boss.


Lorsque la porte étroite s’est ouverte, d’abord je n’y ai pas cru. Il était là. J’apercevais son visage; dissimulé derrière un épais nuage de fumée et des piles de papier et de journaux. Là, surprise, au lieu de m’asséner un gigantesque coup de poing dans la gueule, il m’a invité à m’asseoir. Etonnant, non? Le truc qui m’a sauvé? L’aphonie, bien sûr. Docteur ès stupéfiants, Bizot n’arrivait pas à croire qu’une climatisation mal réglée dans un avion sub-tropical puisse être la cause de mon absence de répartie. Pour lui, j’étais victime d’une “Las Vegas Parano” (reportage halluciné de Hunter S. Thompson et manifeste du gonzo journalisme, mélange de reportage et d’impressions subjectives); j’avais abusé des paradis artificiels. J’étais un frère de trip, pour ainsi dire.


Pourquoi t’as deux magnétos?» a-t-il demandé en se marrant. Là, je lui ai raconté comment le chanteur nigérian Fela avait failli me foutre dehors parce que je m’étais pointé chez lui sans moyen d’enregistrer. Pendant près d’une heure, le roi de l’afrobeat m’avait répété «Cheerio, Cherruau, parce que ce que je vais dire doit être immortalisé, ça va bouleverser ta vie», hurlait-il en tirant sur son pétard pendant que deux femmes caressaient son torse d’autant plus nu qu’il portait un vieux slip pour seul vêtement. Depuis cette nuit étrange, je me pointais toujours à mes interviews avec deux magnétos. La fréquentation assidue des malades mentaux rend parano. Lui, Bizot, ça le faisait marrer.


Fela, tu parles! Aussitôt il démarre au quart de tour. 1983. Lagos. «Fela m’a reçu dans son plumard. Avec plein de fioles qui contenaient un liquide brunâtre non identifié. J’ai pris tout ce qu’il y avait dedans.» C’est la suite qui fait marrer le grand Jef. «En sortant de chez Fela, on a eu plein d’emmerdes. Ce jour-là, les rues de Lagos étaient inondées. On est tombés en panne. Les quatre roues sur le tas de sable. Au milieu de HLM. Les gars ont commencé à descendre dans un état que je qualifierais de post-jamaïcain. Avec des feux rouges que tu voyais partout dans les yeux. Moi, j’étais debout dans mon costume. Un trois-pièces. A l’époque je me la jouais Tom Wolfe (romancier et journaliste américain). J’étais debout avec mon beau costume sur le tas de sable. Sans bouger. En me disant “bon, faut voir”. Parce qu’il ne faut pas bouger, c’est la règle de base. Ne pas montrer que tu as peur. Mon chauffeur avait une énorme machette dans une main et sa carte de flic dans l’autre. Il a repoussé les mecs en donnant des coups dans l’air. Ça a duré six minutes. Et tout à coup, ça s’est calmé. Ils ont poussé la bagnole et on est repartis. Ça fait partie de l’Afrique que ça puisse basculer en quelques instants, pas toujours dans le bon sens.»


Mine de rien, il a roulé sa bosse, le Bizot. Ses voyages ne sont pas qu’intérieurs en écoutant de la musique black et fumant de la ganja. Il a publié Vaudou &amp; compagnies: Histoires noires de Abidjan à Zombies (éditions du Panama) écrit à partir de reportages réalisés pour Actuel dans le monde Black. De Joburg (Afrique du Sud) à Kingston (Jamaïque) en passant par Monrovia (Liberia).
Au Liberia, il a couvert un coup d’Etat. Le premier d’une sanglante série. Adepte du “gonzo journalisme”, Bizot, alias “pinceau”, n’hésite pas dribbler ses interlocuteurs. «Il faut être un peu faux cul pour faire du reportage. Si tu vas voir les mecs de l’armée de la résistance du Seigneur en Ouganda, tu peux pas les traiter de tueurs psychopathes. Tu peux pas te pointer en leur disant que tu les trouves pas terribles. Aller se pointer en montrant sa carte de presse peut à la limite être dangereux et ne te mène pas loin. Déjà que tu es blanc et que tu laisses derrière toi une trace pire que la bave d’une limace... De toute façon, moi, j’ai toujours eu plusieurs casquettes. J’étais aussi manager de musique. Quand je me baladais en Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid, j’en profitais aussi pour aller voir des groupes.»


A la glorieuse époque du magazine Actuel (1970 à 1994), Bizot et les autres journalistes pouvaient passer plus de deux mois sur un reportage à l’étranger. «En Afrique du Sud, j’ai bossé pendant un mois. Il faut que tu te fasses toute l’échelle sociale, de la droite à la gauche, des Blancs aux Noirs, du patron de boîte de nuit au patron de banque. Quand tu as compris, tu te barres. Tu racontes au téléphone. On voit que t’as compris le pays. Il est juste temps de te mettre à écrire. Des mecs sont restés plus d’un mois en reportage parce qu’ils s’y plaisaient bien. On les a fait revenir. Il en faut des comme ça. Ça fait partie du folklore… Mais de toute façon, au bout de quinze jours, tu es repéré. Sur certaines enquêtes, il faut bouger vite. Où alors envoyer des jeunes qui sont moins repérés. La dernière fois que j’ai été en Chine, il fallait bouger tous les trois jours.»


Pourquoi avoir consacré un bouquin entier à la culture black? Et comment expliquer ce “bon feeling” avec les Blackos, de l’Afrique aux Antilles? «A la longue, ils te repèrent assez vite. Ils voient que tu n’as pas peur de les regarder. On te reconnaît parce que t’as une chemise qui pend. Ils sont un peu décontractés. Comme moi, quoi.» En fait, ça y est, j’y suis. Bizot s’entend bien avec les Blacks parce qu’il est un peu black sur les bords. Plus je l’observe derrière son nuage de fumée et plus je me dis qu’au fond, cet “agité du bocal”, issu de la grande bourgeoisie lyonnaise, est la réincarnation de Fela. Un Fela dans un état post-jamaïcain. C’est un scoop. Je vais l’expliquer au rédac chef d’Ulysse. Bien sûr, il va soulever la question des preuves. Moi, je vais parler de “la chemise qui pend”, une preuve indiscutable. Fela Bizot, même chemise qui pend, même combat. Mais un doute m’assaille. Le rédacteur en chef d’Ulysse, la dernière fois qu’il a pris un excitant, c’était un jus d’orange coupé à l’eau pour l’anniversaire de ses huit ans. Comment j’allais lui faire avaler ça? Bizot, Fela, vous auriez pas un truc euphorisant sous la main? Juste histoire d’aider un copain à se détendre un peu.


Pierre Cherruau


Les Conseils de Jean-François Bizot aux voyageurs
Je dirais aux voyageurs: ne t’inquiète jamais trop de la réputation d’un pays. Lourde, chiante, naze, tu parles!
Lourde: le Belize, suffit de partir à San Ignacio et de prendre la caisse pour monter jusque chez Coppola.
Chiante: Grand Popo, au Bénin, c’est-à-dire pas loin de la capitale, mais au-delà du vaudou, avec un cimetière français plein de fantômes.
Naze: Tuva, la République turco-mongole de Russie qui n’a rien de naze, au fond de la Sibérie.</description>
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<title> La mort du Che</title>
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<description>Si vous souhaitez vous rendre dans cette région, consultez  les conseils  de nos journalistes.</description>
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<title>Rencontre avec un compagnon du Che</title>
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<title>Voyage au pays du rugby</title>
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<dc:date>2007-09-06T10:08:07Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Pierre cherruau: Comment est née l’aventure des Rubipèdes ?

Michel Iturria :J’étais un gamin passionné de dessin d’humour. Dans les années soixante arrivent en France, les “BD de Presse” américaines Peanuts (Snoopy, Charlie Brown), Wizard of Id, BC (bandes qualifiées d’intellos par les bédéphiles). Leur caractéristique: planche par planche elles font évoluer tout un groupe de personnages. C’est un déclic.

Parce qu’à la même époque, il y a pour moi un monde et ses personnages fabuleux qui constituent une mythologie: c’est le rugby ou « rubi » dans le Sud-Ouest. J’ai lu “le grand combat du XV de France ” de Denis Lalanne et les inénarrables “Histoires de rugby” du grand Jean Dauger. Les jours de match du tournoi des V nations, le matin au lycée je suis intenable parce que l’après-midi des demi-dieux mythiques vont affronter les « godons » (les Anglais)comme le “Grand Ferré” pendant la guerre de cent ans (Je devais ce genre de culture aux “Histoires de l’oncle Paul” de “Spirou”).

Bref vers 16 ans, je commence à dessiner mes premiers “Rubipèdes”. C’est d’une part une chanson de geste (souvent mauvais gestes). Je parlais plus haut de mythologie: pour les noms je ne me fatigue pas; voici donc Achille, Patrocle, leur fidèle Bouzigue (le patronyme n’est pas régional, j’avais trouvé un Bouzigos dans un dictionnaire de mythologie grecque…). Ces premiers dessins me permettaient deux choses. D’une part dire tout ce que j’aimais dans le Rugby.
D’autre part, la distance qu’impose l’humour m’aidait à « remettre un peu à sa place » ce monde un peu prégnant en Aquitaine.



Le Sud-ouest s’est immédiatement identifié à cette BD. Quel accueil dans le reste de la France ?

En 1972, René Goscinny contre l’avis de sa rédaction (parisienne pour qui le rugby est à cette époque un sport régional de sauvage) prend les Rubipèdes dans « Pilote ». J’avais quand même deux handicaps –Je parlais de sport, c’était très mal vu dans ces années là-. J’étais soi-disant « régional ». (Cf Paris et le désert français). Si bien qu’à la disparition de Goscinny, exit les Rubipèdes. Ils vont retrouver leur terre d’élection. Le quotidien Sud-Ouest , à Bordeaux, les accueille à bras ouverts et ils sont republiés par « Rugby magazine », Midol m’étant interdit par les clauses de non-concurrence avec Sud-Ouest. Claude Perdriel, du quotidien « Le Matin » est très intéressé, mais ça n’a pas marché: pour les mêmes raisons précédemment citées, « pas de Paris ».

Les Rubipèdes commencent à être publiés en album (1981). C‘est l’époque bénie de l’auto-édition dont Goetlib et Brétécher ont ouvert la voie. Je m’y engouffre ou plutôt Marie-Claude, ma femme qui a oublié son métier de prof de lettres pour devenir éditrice.



Comment a réagi le monde du rugby ?

Il se retrouve dans cette bd. La preuve: je reçois la visite du consul de Grande-Bretagne à Bordeaux qui trouve les Rubipèdes « So british ». Il veut à tout prix les faire connaître chez lui. Il y aura donc traduction, il me présente une jeune femme et quand je lui demande prudemment si les quelques arcanes du jeu ne lui sont pas étrangers, elle me répond, indignée: « Mais je suis Galloise, monsieur! ». Mais ni le consul, ni moi n ‘étant des commerciaux nous n’avions pas songé que le « produit » album BD est peu répandu en Grande-Bretagne qui lui préfère le « cartoon ». Le blocage est quasiment culturel…

En France, les Rubipèdes ont connu une belle diffusion et me valent moult contacts: les plus pittoresques étant ceux avec la Bretagne ou l’Alsace, « terre de mission » ou encore les banlieues parisiennes, endroits de France où l’on joue le plus au rugby !!!



Pourquoi avoir arrêté cette BD culte ?

Je suis toujours persuadé que le plaisir que je vais prendre à faire un dessin va pouvoir passer chez le lecteur. Au bout de dix ans avec ma BD qui –il faut le noter- présente quelques analogies avec la tragédie classique (unité de temps, de lieu et d’action), je me suis aperçu qu’il m’arrivait de me répéter. Je ne voulais pas faire le match de trop: alors comme on range les crampons, j’ai cassé le crayon des Rubipèdes (1989).

Je les ai arrêtés à un moment où la BD était bien en place. A un moment où la place du rugby grandissait dans la société et les médias. Un moment aussi où sa nature est en train de changer.



Eprouvez-vous une nostalgie du « rugby-village » par rapport au rugby « kilo de viande » ?

A vingt ans, il m’arrivait de jouer en universitaire le mercredi, en corpo le samedi et le dimanche en club. Quelqu’un me fit la réflexion que j’étais sportif… ce qui me plongea dans des abîmes de perplexité. Je jouais au rugby ce qui était tout autre chose !!! Aujourd’hui, le rugby est devenu un sport; le professionnalisme, l’argent, les « partenaires », la musculation et la « créatine » ont changé le rugby à XV, qui est devenu un spectacle sportif que j’appelle moi le « rugby XXL ».



La professionnalisation et la mondialisation du rugby vous donnent-elles des espoirs de retrouver un jeu intéressant ?

On reprochait au jeu des années soixante-dix ses phases (soit-disant) statiques (mêlées, mauls…). Elles étaient pourtant à chaque fois une promesse d’avenir alors qu’aujourd’hui de « petits tas » en « petits tas » de superbes athlètes surentraînés jouent –sans surprise- aux auto- tamponneuses. On aboutit à une espèce de catch qui se prendrait au sérieux.



Envisagez-vous de redonner vie aux Rubipèdes ?

On me presse de les reprendre. J’avoue que j’aurais quelques difficultés à dessiner des trois quarts portant des casques. L’univers que je dépeins appartient au passé. Soyons lucides, il est révolu…Je ne veux pas insister car mon métier de caricaturiste me porte souvent à l’indignation.

Je n’ai pas envie de sombrer dans une amertume grincheuse…Je suis persuadé que les gamins prennent le même plaisir que j’ai éprouvé à jouer…Et si je passe en voiture près d’un terrain où se déroule un match scolaire, je m’arrête. J’ai même vu cette scène pittoresque lors d’un match universitaire: un entraîneur que je connaissais (vieil avant, genre « de combat »-un rude) qui engueulait son centre qui venait de louper un « deux contre un » tout fait, en s’empalant sur son adversaire direct: « Je te rappelle que c’est quant même un jeu de passes! » Ce qui me permet de terminer sur une feinte de passe à laquelle j’ai bien peur que l’avenir ne morde pas: « Et c’est pour ça que rien n’est perdu !!! ».</description>
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<title>Ulysse fait sa pub</title>
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<title>Perou. Iquitos, la ville lacustre</title>
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<description>Si vous souhaitez faire ce voyage, nos journalistes vous livrent  leurs conseils. </description>
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<title>Manu Chao, une impro dans une rue de Madrid entre deux prises</title>
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<title>Entretien avec Manu Chao, la colifata</title>
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<title>Entretien avec Manu Chao, les prochains concerts</title>
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<title>Entretien avec Manu Chao, conseils aux voyageurs</title>
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<title>Entretien avec Manu Chao, comment preparer son voyage ?</title>
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<title>Entretien avec Manu Chao, son nouveau disque 2</title>
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<title>Entretien avec Manu Chao, son nouveau disque</title>
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<title>Manu Chao, le voyageur musicien</title>
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<dc:date>2007-08-28T11:49:24Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Vidéos :

1/ Sur le tournage du clip Me llaman calle à Madrid, mai 2007. Cette chanson parle de la rue et de la vie de prostituée. Manu a tourné un clip dans la calle del Pez, connue dans la capitale espagnole pour y accueillir bon nombre d’entre elles. En bande son, le guitariste de Radio Bemba, Madjid, fait ses gammes durant une pause.




2/  Porque te vas. Pendant que l’équipe du clip installe le matériel et fait des plans de coupe, Manu et Madjid en profitent pour sortir les guitarres et nous proposent une version du célèbre Porqué te vas.




Interview audio

 Peux-tu nous présenter ton nouveau disque, La Radiolina? Quelles différences y-t-il entre ce dernier album et tes précédents travaux en studio? 




 Tu dis qu’il y a de fortes chances pour que La Radiolina soit ton dernier CD en tant que support et que tu réfléchis à d’autres manières de diffuser ta musique. Le CD est-il donc mort? Internet et les téléphones portables sont-ils l’avenir des musiciens? 




 Parlons un  peu de voyages maintenant. Tu es devenu par la force des choses un musicien sans frontières et un professionnel du voyage. Alors, qu’est-ce qui te pousse tant à parcourir le monde? 




 Que préconises-tu avant de partir en voyage? Beaucoup lire, se documenter avant ou plutôt ne rien préparer et advienne que pourra? 





 Tu rentres d’une tournée en Amérique du Nord, tu as aussi joué dans quelques festivals en Europe et tu n’as fait qu’une date en France en juillet dernier. A quand les prochains concerts français? 


 Pour finir, peux-tu nous parler d’un projet que tu parraines en Argentine, La Colifata, une radio dans un asile, dont quelques membres sont à tes côtés dans le clip réalisé par Emir Kusturika pour ton premier single Rainin in Paradize? 




Sons et images Marc Fernandez</description>
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<title>La voix de Gubbio</title>
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<dc:date>2007-03-19T18:54:08Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>http://www.eugubininelmondo.it/sounds/campanone.mp3



Les Eugubins, ou habitants de Gubbio, ne sont pas peu fiers du bourdon qui trône au sommet du clocher du palais des Consuls. Ils lui ont même consacré deux ouvrages, un DVD et un site Internet. On y apprend notamment que les sonneurs sont regroupés au sein d’une association, la Compagnia dei Campanari, dotée d’un blason et d’un uniforme particulier (maillot rouge vif et pantalon noir). Cette compagnie existe officiellement depuis 1981 mais est probablement apparue avec le premier le bourdon aux environs de 1380.

L’actuel bourdon a été fondu le 30 octobre 1769 par le fondeur Giovanni Battista Donati di Aquila (il sonne d’ailleurs tous les 30 octobre pour commémorer l’événement). Il pèse pas moins de 19,66 quintaux auxquels il convient d’ajouter les 114 kilos de son battant, pour un diamètre de 1,43 m. et une hauteur de 1,52 m. Depuis sept siècles, six bourdons se sont succédés, le sixième contenant fort probablement tous ses prédécesseurs, puisque le bronze était réutilisé pour la fonte du nouveau bourdon. Deux autres cloches, la « petite » et la « moyenne » accompagnent le bourdon et confèrent à l’ensemble cette sonnerie inimitable que les sonneurs se transmettent de génération en génération.

Le bourdon de Gubbio compte malheureusement deux victimes à son actif&#160;: un dénommé Fagiolo, qui reçut un coup de battant à la tête un soir de mai 1834 et qui périt une semaine plus tard d’une longue et lente agonie, et Tittone, mort en juin 1835 écrasé par le bourdon qui le projeta contre le mur du clocher. Du haut de leur retraite céleste, les deux se sont peut-être consolés en entendant la berceuse, connue de tous les Eugubins, qui a immortalisé leur sort&#160;: « è morto Fagiolo Titton, è caduto dal campanon ».


Régine Cavallaro</description>
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<title>Les Chretiens en Egypte</title>
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<dc:date>2006-12-06T12:22:01Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>La rencontre du Christianisme et de la population originelle de l'Egypte se fait à Alexandrie. La ville, au début du premier millénaire, abrite une importante communauté juive hellénisée dont de nombreux membres se convertissent au Christianisme quand Saint Marc vient y apporter l’enseignement du Christ. Rapidement, la nouvelle foi se répand tout le long de la vallée du Nil.
En 641, l’Egypte devient musulmane et les coptes deviennent des « Dhiimis », c'est a dire des individus bénéficiant du droit de pratiquer leur religion mais maintenus dans un état d'infériorité juridique, politique et sociale. Les Coptes ne retrouvent officiellement une partie de leurs droits légitimes qu’au milieu du dix-neuvième siècle. Mais certaines dispositions de la loi égyptienne s'inspirant de la sharia les maintiennent dans une condition inférieure. Ainsi, les coptes n'ont-ils pas le droit de restaurer ou même de prendre l’initiative de la moindre réparation dans leurs églises et leurs monastères sans l'autorisation des autorités.
La poussée islamiste du début des années quatre-vingt-dix a encore dégradé les conditions d’existence des Coptes. Les Juifs ayant été chassés par Nasser, c’est aux Chrétiens de supporter seuls l’accusation d’être les ennemis de l’Islam en Egypte.
Malgré ces difficultés, l’Eglise copte continue d’être un foyer religieux intense. L’enseignement de leur langue et de leur écriture est toujours une des priorités des coptes d’Egypte. Depuis l’arrivée du Patriarche Chenouba III à la tête de la communauté, on assiste également à une renaissance spirituelle, en particulier dans les monastères qui attirent de plus en plus de jeunes chrétiens d’Egypte.</description>
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<title>Une arrivee au Quebec en cargo</title>
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<dc:date>2006-11-09T05:58:39Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
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<title>Atlas des Trains du Monde</title>
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<dc:date>2006-11-02T17:17:09Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Pour vous procurez les numéro 111 H (Atlas des trains du monde) et 110 (Pérou, chemin de l'Inca) de notre magazine, deux solutions&#160;:
- contactez le service abonnement par mail&#160;: abonnements.unh@vmmagazines.com
- par téléphone&#160;: 0825 826 216 (0,15 €/mn)
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service abonnement Ulysse, 163 bd Malesherbes, 75859 Cedex 17


N'oubliez pas d'indiquer vos coordonnées et de bien préciser les références du ou des numéros choisis. Pour d'autres anciens numéros, même méthode.</description>
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