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<title>Derniers articles parus dans Ulysse - Bons plans</title>
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<description>Derniers articles parus sur Ulyssemag.com</description>
<copyright>Copyright 2006 Ulyssemag.com</copyright>
<webMaster>nicolas@upian.com</webMaster>
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<title>Ulyssemag.com</title>
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<title>Le retour des vacances entre copines</title>
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<dc:date>2008-06-20T17:00:03Z</dc:date>
<dc:creator>nolwenn</dc:creator>
<description>Toutes les femmes ont des souvenirs de vacances entre copines. L'une d'elles, Véronique Bollet, a décidé de créer une agence de voyage "Femmes du monde" exprès pour les femmes. Depuis trois ans elle propose des séjours partout dans le monde à la rencontre de femmes et de savoir-faire.
Deux formules existent pour des envies différentes: la version "cocooning" où la détente et le bien-être sont mis en avant. Pendant un week-end ou plus, dans des hébergements de charme aux quatre coins du globe, des soins du corps traditionnels sont associés à une découverte de l'environnement local. La deuxième formule s'appelle "immersion et vie d'ailleurs". Les amies sont accueillies dans des communautés de femmes avec lesquelles elles vivent pendant minimum une semaine. Un séjour pour apprendre et partager.
Après trois ans d'expérience, le catalogue de "Femmes du monde" est riche en destinations. De quelques week-end en France, on passe au Maroc à la Bulgarie, à la Turquie, la Jordanie pour aller jusqu'au Cap vert, au Népal, au Mali, au Panama et dans bien d'autres pays.

Femmes du monde, le voyage bien-être : 18 rue Séguier 75006 Paris
Renseignements : www.femmes-du-monde.com; 0.826.88.20.90.</description>
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<title>Le corps en mouvement au Quai Branly</title>
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<dc:date>2008-06-12T12:33:39Z</dc:date>
<dc:creator>nolwenn</dc:creator>
<description>Des compagnies du Burkina Faso, d'Inde du Sud et de Corée du Sud vont présenter leurs créations mêlant danse, art martiaux et musique. Le cycle de spectacles débutera avec les "Masques de la lune de Bereba". Ces masques (et leurs propriétaires) ne dansent que la nuit au clair de lune. Ils fêtent de façon très dynamique le retour de la divinité Do sur terre.
Le kalaripayat prendra la suite avec les enfants du Kerala de la fondation The Aseema Trust. Le kalaripayat est un art martial raffiné mais redoutable qui serait le plus ancien du monde. Il s'inpire de la médecine ayurvédique avec la connaissance des 107 points vitaux du corps.
Pour finir cette semaine mouvementée, le groupe de hip-hop coréen Last for One (consacré meilleur groupe de hip-hop au monde en 2005 et 2006) s'associe au Sookmyung Gayageum Orchestra, ensemble féminin de musique traditionnelle coréenne. Ensemble, sur un répertoire musical varié, ils composent un spectacle étonnant.

Masques de la lune Bereba : jeudi 19, vendredi 20 juin à 20h. Dimanche 22 à 17h.

Le kalaripayat : mardi 24, jeudi 26, vendredi 27 juin à 17h. Samedi 28 à 14h et 17h.

Hip-hop et cithares traditionnelles : jeudi 26, vendredi 27, samedi 28 juin à 20h.

Tarifs : Plein: 20€, Réduit: 14€
Renseignements : www.quaibranly.fr</description>
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<title>Les Portes des Pouilles</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2008-06-les-portes-des-pouilles-576-4.html</link>
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<dc:date>2008-06-11T15:25:09Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>J’adore les portes! Dès que j’en aperçois une belle ou originale, je ne résiste pas et, clic clac, je dégaine mon appareil photo. J’avais déjà craqué pour les portes de Pondichéry, voilà que je récidive avec les portes des Pouilles.


La musique de ce diaporama est un extrait du dernier album « Live in Japan » d’Officina Zoè, l’un des groupes phare de la pizzica, musique et danse traditionnelles de la région des Pouilles (voir interview dans les pages Guide du magazine).


Pour écouter plus de musique d’Officina Zoè, visitez leur site en cliquant ici.



Régine Cavallaro</description>
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<title>Hommage a Jimi Hendrix</title>
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<dc:date>2008-06-03T11:59:53Z</dc:date>
<dc:creator>nolwenn</dc:creator>
<description>Né le 27 novembre 1942, Jimi Hendrix s'achète sa première guitare accoustique à 15 ans et apprend seul. Sa première guitare électrique viendra avec son deuxième groupe The Rocking Kings. Il est repéré et émigre en Angleterre où la mode est aux Beatles et aux Rolling Stones. Il fait sa place et sort son premier album en mai 1967. Il est reconnu par les plus grands (Mike Bloomfield, Eric Clapton...) comme un génie de la guitare électrique. Il a révolutionné son approche de jeu tout comme des techniques d'enregistrement. Le magazine Rolling Stones l'a élu meilleur guitariste de tous les temps. Il est mort le 18 septembre 1970.
L'exposition Jimi Hendrix: An evolution of sound, présentée à Seattle, retrace sa vie avec des étapes-clé comme The Seattle Scene, The Chitlin' Circuit, The Village à New York... Une collection de ses guitares, ou des restes, est également exposée notamment la célèbre Fender Stratocaster.
L'exposition est visible jusqu'au 11 avril 2010.
Renseignements : Experience Music Project à Seattle, www.empsfm.org
Horaires : Tous les jours de 10h à 17h.
Tarifs : Adultes: 15$, Seniors, enfants de plus de 4 ans: 12$.
Comment y aller : Vol quotidien Paris/Seattle par Air France. Vol avec escale au départ de Paris ou de la province avec Air Canada, British Airways, Continental Airlines ...</description>
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<title>Apprenez autour du monde</title>
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<dc:date>2008-05-28T10:59:04Z</dc:date>
<dc:creator>nolwenn</dc:creator>
<description>L'idée est simple: apprendre un art, une danse, un artisanat dans son lieu d'origine. Aliore, les ateliers autour du monde, part du principe que découvrir le tango à Buenos Aires offre une authenticité et une richesse qui ne sont pas accessibles lors d'un cours en France. Les professeurs sont des gens locaux, l'hébergement peut être chez l'habitant et la pratique lors de manifestations locales est obligatoire.
Il y en a pour tous les goûts: fabrication de marionnettes au Cambodge, cuisine en Turquie, oenologie en France, Flamenco en Andalousie ... Et si vous ne trouvez pas votre bonheur, vous pouvez proposer un autre partenariat.
Ce n'est pas une semaine de voyage comme les autres. Intégré à la population locale, vous serez immergé dans un thème ne laissant que peu de place à autre chose comme des visites de musées, de sites ...
Aliore n'étant pas une agence de voyage, vous êtes responsable de l'organisation  de votre séjour. Il y en a pour tous les budgets, pour tous les âges.
Renseignements : 09 51 79 79 72 ou www.aliore.org</description>
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<title>Un week-end au Havre, tentant ?</title>
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<dc:date>2008-05-14T15:54:34Z</dc:date>
<dc:creator>nolwenn</dc:creator>
<description>Vous avez un week-end prolongé et vous ne savez pas quoi faire? Pourquoi ne pas aller visiter Le Havre? Dans la collection « Un grand week-end » d’Hachette, le guide du Havre vient de sortir. Un concentré d’informations pour découvrir la ville et ses environs. Avec les beaux jours, vous pourrez flâner dans le centre-ville, reconstruit après la seconde guerre mondiale par Auguste Perret, et classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2005. Le guide recense tous les endroits, les musées et les promenades qui méritent le coup d’œil comme les ports, le musée Malraux ou l’appartement Perret. Mais aussi Harfleur, les falaises d’Etretat, Fécamp… Comme visiter n’est pas tout « Un grand week-end au Havre » donne les bonnes adresses pour se loger, dîner au resto, boire un verre en terrasse, faire du shopping, sortir … Avec un brin d’histoire et de culture, ce guide vous permettra de passer quelques jours agréables et instructifs en famille, entre amis ou en amoureux, au Havre.
Le retour du printemps c’est aussi le retour des festivals dans la ville. Fin mai, les Dixie Days font résonner le front de mer de concerts de jazz. En juin, les Estivoiles de Fécamp réunissent les passionnés et les amateurs de mer autour de vieux gréements, de concerts et d’expositions. Enfin durant tout l’été, les Z’estivales animent les week-ends du Havre avec des spectacles et des arts de rue, du cirque …
Bref, pour passer un grand week-end au Havre, il y a de quoi s’occuper.


Un grand week-end au Havre, Hachette, 2008, 10,75€</description>
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<title>Les Romanès de nouveau en piste !</title>
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<dc:date>2008-03-11T11:25:10Z</dc:date>
<dc:creator>sophie</dc:creator>
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Ne vous attendez pas à des numéros spectaculaires, des exploits et des performances sportives. Avec leur spectacle “Rien dans les poches”, Alexandre et Délia Romanès vous convient plutôt à une fête de famille, à un voyage fait de rires et de musique au cœur de la vie tzigane. Il y a des années, Alexandre Romanès avait renoncé au cirque. Il quitta le nid familial à 25 ans pour voler de ses propres ailes, animer les trottoirs de la ville avec ses numéros d'équilibriste et rencontrer quelques magiciens du verbe, les Jean Genet, Christian Bobin, Jean Grosjean. Puis le destin – ou le hasard – le rattrape quand il redécouvre à Nanterre le cirque tzigane. Aujourd'hui, son cirque à lui se fait sans animaux – ou presque, on vous laisse la surprise –, mais avec contrebasse, clarinette, accordéon et ambiance fanfare. Contorsionnistes, équilibristes, trapézistes et jongleurs se succèdent dans une humeur joyeuse et bon enfant, à la convivialité communicative. Le 30 avril, le public sera même invité à la fin de la représentation à partager avec les artistes un barbecue géant fait maison et à danser sur le son endiablé de musiciens venus de Transylvanie. Des danseuses de flamenco complèteront la fête… À vos agendas!


Où? À l'angle de la rue de Courcelles et du boulevard de Reims (au niveau des numéros 42/44). Réservations: 01 40 09 24 20 - 06 88 09 22 67. Tarifs (fête du 30 avril): 60 euros (adultes), 35 euros (enfants).</description>
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<title>Paris a Velib</title>
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<dc:date>2008-02-25T17:27:46Z</dc:date>
<dc:creator>Sarah</dc:creator>
<description>Les guides Michelin vous proposent ici un plan de poche de Paris dédié aux cyclistes. Bornes Vélib au 1er janvier, pistes cyclables, sens uniques... toutes les informations nécessaires aux cyclistes sont cartographiées. Cet outil essentiel est en vente dans toutes les librairies ou points de vente habituels ainsi que sur  le site Michelin   Avec ce plan en poche, repartez à la découverte de la capitale.</description>
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<title>Le Caravage s'expose a Trapani</title>
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<dc:date>2008-01-04T19:49:26Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>Depuis quelques années déjà, la ville de Trapani, située sous la pointe occidentale de la Sicile, s’efforce de jouer un rôle de tout premier plan dans la vie économique et culturelle de l’île. Comme en témoigne l’étape de l’America’s Cup en septembre 2005 qui avait été l’occasion d’une profonde transformation et d’un grand nettoyage de son port et de ses abords. Pendant quelques jours, un air de fête avait soufflé sur cette petite cité de 70 000 habitants qui avait alors pris des allures de ville internationale.


Aujourd’hui, le Musée régional Conte Agostino Pepoli de Trapani accueille une très belle exposition temporaire consacrée au Caravage pour commémorer le 400e anniversaire du séjour du peintre baroque en Sicile. Intitulée « Le Caravage, l’image du divin », elle présente pas moins de 14 œuvres du père du clair-obscur, dont une deuxième version des Tricheurs (voir photo), découverte récemment par Sir Denis Mahon, éminent collectionneur et spécialiste du peintre lombard.


Le musée Pepoli se trouve dans un ancien monastère des Pères Carmélites fondé au XIVe siècle et abrite une superbe collection de pièces d’orfèvrerie (notamment de corail), de majoliques et de crèches, qui ont fait pendant longtemps les riches heures de l’artisanat local.


Rappelons qu’en 1609, peu de temps avant sa mort, Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit le Caravage, a peint une Nativité pour l’autel de l’Oratoire de Saint-François à Palerme, où elle était restée depuis sa création. Malheureusement, la toile fut dérobée par la mafia dans la nuit du 18 octobre 1969. La municipalité de Palerme a beau consacrer sur son site une page qui les a vues pour alerter la population sur les œuvres d’art volées dans la ville,  personne n’a plus jamais revu cette œuvre tardive du Caravage.


Régine Cavallaro


Pour m’écrire, cliquez ici</description>
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<title>Inventeur allemand du serial killer</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-11-inventeur-allemand-du-serial-killer-495-4.html</link>
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<dc:date>2007-11-23T18:31:11Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Il s’est éteint à 74 ans, après avoir donné naissance à huit enfants. Ce Britannique avait plus d’une corde à son arc, car c’est sans doute l’inventeur de la figure du « serial killer » dès 1838, trois ans avant Le double assassinat dans la rue Morgue d’Edgar Allan Poe. « Son vengeur » vient d’être publié en français et Didier Daeninckx, grand auteur de polars, lui rend un hommage appuyé: « Tous les crimes se déroulent en chambre et la chute du récit, terrifiante, est d’une dimension politique on ne peut plus actuelle ». Son roman prend racine dans des pogroms en Allemagne: à travers le destin d’un homme dont la famille a été assassinée, Thomas de Quincey dépeint une Allemagne du début du XIXème où d’autres violences sont prêtes à se déchaîner. Dans un style moderne, des plus dépouillés, il traduit si bien les pulsions de mort qui taraudent l’âme humaine.

P.C.

Le vengeur de Thomas de Quincey
5 euros (Ed Baleine)</description>
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<title>La face sombre du ballon ovale en Australie</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-11-la-face-sombre-du-ballon-ovale-en-australie-492-4.html</link>
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<dc:date>2007-11-23T18:26:25Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Sur une plage de Perth, la police découvre le corps de Charlene, une jeune drag-queen. Sans que cela n’émeuve grand monde en Australie occidentale. L’inspecteur Ange, militant de la cause homosexuelle, sait que la police n’a pas l’intention de mettre le paquet sur cette enquête. Du coup, il va confier une mission informelle à Ashe, un vieil ami français aux méthodes hétérodoxes. Afin de découvrir la vérité, le Frenchie va effectuer une plongée en profondeur dans les milieux gays de Sydney. Entamé de façon classique, ce polar d’excellente facture nous fait pénétrer dans un univers totalement méconnu. L’intrigue est d’autant plus originale que le « monde homo » entre aussi en collision avec l’univers, tout aussi secret, du rugby. L’ovalie, une passion australienne dont les héros sont intouchables. Même quand ils commettent l’irréparable. En creux, l’auteur dresse le portrait sévère mais drôle d’un pays continent, étrange mélange de tolérance et de puritanisme. Hervé Claude connaît d’autant mieux la région de Perth qu’il y séjourne plusieurs mois par an. Une belle découverte.

P.C

Mort d’une drag-queen de Hervé Claude,278 pages, Babel noir, 9,5 euros</description>
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<title>Profession : ane eboueur a Castelbuono</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-11-profession--ane-eboueur-a-castelbuono-482-4.html</link>
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<dc:date>2007-11-15T09:35:12Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>Lorsque Mario Cicero (à gauche de l’âne sur la photo), le maire de Castelbuono, une petite ville de moins de 10 000 habitants située dans la province de Palerme, a lancé son opération des ânes pour sauver le monde au début de l’année 2007, l’initiative n’a pas manqué de faire sourire. Mais l’édile a tenu bon et rassuré, au passage, les défenseurs des animaux qui avaient aussitôt protesté contre l’exploitation et les mauvais traitements éventuels de ces employés municipaux d’un nouveau genre. Aujourd’hui, on ne compte plus les articles, les reportages TV et autres récompenses pour faire l’éloge des ânes écologiques.


Pour voir le reportage d’une télévision italienne, cliquez ici


La municipalité n’en est pourtant pas à son premier ballon d’essai. Elle a même une longue tradition de bonnes pratiques fondées sur le respect et la protection de l’environnement. En 1994 déjà, elle dotait la ville d’une station d’épuration d’eau, faisant de Castelbuono l’une des rares villes siciliennes à rejeter de l’eau propre dans la mer. Puis des panneaux solaires ont été installés sur le toit de plusieurs écoles. On prévoit également la construction d’une station de compost pour produire de l’engrais à partir des déchets humides et réduire ainsi l’utilisation d’engrais chimiques. Sans oublier l’énorme succès remporté par le tri sélectif au sein de la population.


C’est donc en toute logique que le maire a décidé d’aller plus loin en remplaçant une partie des camions-bennes à ordures par des ânes. L’idée est simple. Non seulement on retire de la circulation des véhicules polluants et bruyants, mais on réalise aussi des économies substantielles: à l’achat, un camion vaut 30 000 euros, tandis qu’un âne, de race ragusaine, coûte entre 700 et 1500 euros. De plus, entre l’assurance, la vignette, les frais de carburant et d’entretien, le coût annuel d’un camion s’élève jusqu’à 8000 euros, alors que celui d’un âne ne dépasse pas 2000 euros. On estime que trois bêtes suffisent à remplacer deux camions et qu’elles ne mobilisent que trois employés contre quatre pour les bennes.


Pour voir les ânes en action, cliquez ici


Les animaux sont équipés de deux caisses de bois, flanquées de chaque côté, pour y stocker les ordures et ne transportent pas plus de 100 kilos par voyage. Ils travaillent cinq heures par jour (moins qu’un employé, précise la municipalité) et sont soumis à des visites vétérinaires régulières. Ils sont guidés par des éboueurs rebaptisés opérateurs écologiques et permettent d’accéder, dans cette petite ville de montagne aux ruelles étroites, à des endroits d’ordinaire inaccessibles aux camions. Depuis leur entrée en fonction, les baudets de Castelbuono ont déjà collecté plus de 140 tonnes de déchets.


Régine Cavallaro</description>
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<title>Rouen invitent les cow-boys et les indiens</title>
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<dc:date>2007-11-02T10:14:03Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Si nul n’ignore les chefs d'œuvres du cinéma sur le conquête de l'Ouest, moins connus sont les peintres et les sculpteurs américains qui s’y sont intéressés. Cet oubli est réparé avec l’exposition « La mythologie de l’Ouest dans l’art américian » proposé par le musée des Beaux-Arts de Rouen.


Paysages démesurés, portraits d’indiens, scènes de batailles, toute l’imagerie de la légende du Far-West est pour la première fois rassemblée en Europe. A découvrir.


Jusqu’au 7 janvier 2008, 26bis rue Jean Lecanuet. Tél :02.35.71.28.40


 site internet </description>
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<title>Arcimboldo au Musee du Luxembourg</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-10-arcimboldo-au-musee-du-luxembourg-478-4.html</link>
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<dc:date>2007-10-24T14:42:14Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>
Sylvia Ferino, commissaire de l’exposition, est aussi conservatrice de la peinture italienne de la Renaissance au Kunsthitorisches Museum de Vienne et une spécialiste mondialement reconnue dans ce domaine.



Comment expliquer qu’Arcimboldo ait été adulé de son vivant pour ensuite tomber totalement dans l’oubli ?


Sans doute parce qu’une grande partie de son œuvre a été éphémère. Il a surtout été le grand créateur de fêtes à la cour, des fêtes qui duraient trente jours et représentaient des personnages de la mythologie, etc. Un travail immense et de toute beauté, mais une fois la fête terminée, tout était détruit. C’est pour cela que les œuvres qui nous sont parvenues sont très peu nombreuses. Les œuvres d’art pour lesquelles il est célèbre aujourd’hui sont les têtes composées, mais ces têtes composées se trouvaient dans les collections royales ou impériales et n’étaient pas connues du public. A un moment donné, elles finissent même par passer de mode. Quand arrive le baroque, en effet, les goûts changent. Ainsi, peu à peu, on en vient à oublier son nom. Dans les inventaires des collections impériales, on décrit encore ses œuvres, mais à la rubrique auteur, à la place de son nom, on inscrit école léonardesque. Ce n’est qu’au XXe siècle, en corrélation avec l’art surréaliste et l’art fantastique, qu’on le redécouvre. A partir de là, il devient le précurseur de l’art moderne. Mais on perd au passage son passé véritable, sa position historique. Nous avons donc voulu le replacer dans son époque, faire une étude historique et réaliser ainsi la première exposition monographique.



Que pourrait-on faire pour retrouver la trace de ces fêtes éphémères? Puisqu’Arcimboldo est davantage connu pour ses portraits, comment pourrait-on procéder pour retrouver ses scénographies ?


Nous disposons de deux sources. L’une se trouve, heureusement, parmi les nombreux volumes de dessins qu’il avait donnés à l’empereur Rodolphe avant de rentrer à Milan, et notamment un volume conservé à la Galerie des Offices de Florence comportant environ 150 dessins, et dont nous présentons une partie dans cette exposition. Ceux-ci nous donnent une idée des costumes des différentes figures représentées, personnifiant les arts libéraux, la grammaire, etc. Arcimboldo décrit même, très précisément, la couleur des costumes que ces figures devaient porter. Il a réalisé également des études pour des cavaliers aux costumes fantastiques, etc. Une autre source très importante provient de documents écrits faisant la description de ces fêtes, d’un point de vue humaniste. Nous avons des manuscrits à la Bibliothèque nationale de Vienne d’un humaniste qui vivait à la cour (et qui, d’ailleurs, fut sans doute amené à la cour par Arcimboldo) et qui décrivait toutes ces inventions. Arcimboldo s’est ensuite querellé avec cet humaniste, car celui-ci s’attribuait une invention qu’avait réalisée Arcimboldo. Un autre humaniste a même écrit que toute la cour était assez en colère à cause de cet incident. En réalité, tous ces documents sont extrêmement précieux pour notre reconstitution du travail d’Arcimboldo à la cour des Habsbourg.



Serait-il envisageable de faire une exposition pour montrer ces scénographies ?


Oui et non. On pourrait le faire, mais pas seulement avec Arcimboldo. Il faudrait prendre toutes les illustrations de tous les différents artistes de cour de l’époque. Ces festivités de cour ont, en effet, toute une histoire en soi, car il est clair que tout commence dans les cours d’Italie, à Ferrare, à la cour des Gonzague, ou encore à la cour des Sforza à Milan, à celle des Visconti, etc. La cour de Bourgogne a joué également un rôle très important. Quand Maximilien 1er épouse Marie de Bourgogne, celle-ci amène avec elle à la cour des Habsbourg toute cette manière d’autoreprésentation de la maison régnante. Autoreprésentation qui trouvera par la suite son expression la plus élevée sous le règne des empereurs Maximilien II et Rodolphe II, son fils.



Pourquoi ne peut-on pas attribuer avec certitude les portraits qu’Arcimboldo a réalisés pour la cour ?


Pour différentes raisons. Pour les Habsbourg, le portrait d’après nature était une des œuvres, une des fonctions les plus importantes de l’art, car ils devaient faire peindre leurs portraits pour les envoyer à tous les membres de leur famille régnant dans les autres cours. Une sorte de multiplication à l’infini, en somme. Chaque artiste invité à la cour devait, sans doute,  d’abord démontrer ses capacités artistiques à travers l’art du portrait. Vous savez, les artistes n’étaient pas tous de parfaits portraitistes. Même Arcimboldo. Le premier document que l’on possède après son arrivée à Vienne indique qu’il doit copier un portrait de l’empereur. Nous n’avons plus ce portrait, mais ceci nous fait comprendre qu’il devait exécuter le portrait en se conformant à certaines indications. Notre collection héritée des Habsbourg est très riche de portraits de personnalités habsbourgeoises. Nous avons donc essayé de comprendre, durant toute cette seconde moitié du XVIe siècle, à l’époque où Arcimboldo se trouvait à la cour, quels portraits pouvaient être les siens, en nous basant sur sa technique particulière, mais aussi sur ce style propre à la renaissance et au maniérisme. En 1965, un grand spécialiste des portraits a été le premier à attribuer à Arcimboldo ce groupe de portraits que nous présentons dans cette exposition. Au début, tout le monde s’est écrié: Impossible! ces portraits sont trop classiques. Et ils ne sont pas bien faits. Cependant, quand on les regarde d’un peu plus près, on voit cette sprezzatura, un terme utilisé au XVIe siècle pour désigner une légèreté, une easiness dans l’exécution qui, toutefois, demande beaucoup de travail pour donner cette impression de facilité. C’est donc un peu de tout cela, et aussi un peu de cette italianité que l’on sent dans ces portraits qui me rendent de plus en plus convaincue que ces tableaux ont bien été réalisés par Arcimboldo.



Propos recueillis et traduits par Régine Cavallaro



Exposition Arcimboldo au Musée du Luxembourg à Paris du 15 septembre 2007 au 13 janvier 2008.</description>
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<title>Embarquement immediat pour Palerme</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-10-embarquement-immediat-pour-palerme-477-4.html</link>
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<dc:date>2007-10-19T19:29:57Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>Message à tous les petits vernis qui auraient eu la bonne idée de programmer des vacances en Sicile ces jours-ci: ne manquez surtout pas l’initiative exceptionnelle lancée par l’Université de Palerme pour fêter son bicentenaire! L’institution palermitaine a, en effet, décidé d’ouvrir les portes de tous les sites historiques, artistiques, religieux et culturels qui figurent dans son patrimoine immobilier. L’opération, baptisée le Vie dei Tesori, présente 14 lieux, inaccessibles au public la plupart du temps.


Au Palazzo Steri, ancienne demeure d’une grande famille de la noblesse sicilienne bâtie au XIVe siècle et aujourd’hui siège institutionnel de l’Université, on pourra admirer un célèbre tableau, « la Vucciria », du peinte sicilien Renato Guttuso. Mais le palais est aussi tristement célèbre pour avoir été, pendant près de deux siècles, le siège de l’Inquisition en Sicile. C’est là, en effet, que les hommes de Torquemada torturaient et suppliciaient leurs victimes, retenues dans une prison secrète dont les cellules ont été récemment restaurées. On peut ainsi y découvrir le témoignage poignant et sinistre des prisonniers qui y ont laissé graffitis, prières et dessins. Quelques dizaines de mètres plus loin, on visitera l’Hôtel de France, tout juste restauré, qui accueillit nombre de clients prestigieux, dont Sigmund Freud et où seront logés les professeurs étrangers invités par l’université.


Autre curiosité à découvrir, la crypte des Repenties, récemment retrouvée, où étaient enterrées dès le XVIe siècle d’anciennes prostituées et courtisanes devenues religieuses. Citons encore la Chapelle des Charpentiers, dans les locaux de l’Université de Jurisprudence, trésor baroque tout en stucs, putti et autres festons réalisés par les frères Serpotta; le superbe Observatoire astronomique ou encore l’ancien Couvent Sant’Antonino, avec son étonnant moulin en bois massif, sans oublier le très riche Jardin botanique, l’un des plus importants d’Europe, qui possède une superbe collection de ficus, dont le fameux ficus magnolia, de palmiers et de bambous ainsi qu’une vasque monumentale remplie de lotus et de nymphéas (photo). Le week-end, de nombreuses manifestations artistiques et culturelles sont proposées sur les lieux, à condition d’avoir réservé sa place. Retrouvez toutes les informations sur le site.



Régine Cavallaro</description>
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<title>Suivez le Rallye Muvmedia entre France et Quebec</title>
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<dc:date>2007-10-09T05:47:38Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Durant les deux prochains mois, ils doivent produire un sujet par semaine en mode multimédia, blogs, articles, photos, vidéos, tous disponibles sur internet. A la clé pour les participants, différents prix, mais surtout une riche expérience humaine.
Chaque semaine d’ici la fin du rallye, Ulysse vous proposera sur son site, son reportage vidéo favori. Cette semaine, l’un des candidats français Thibaut Gérenton, 24 ans, de St-Etienne, vous fait découvrir la Gaspésie et son accent si particulier, même au Québec.




 Plus sur le site </description>
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<title>Appel de Camilleri suite...</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-09-appel-de-camilleri-suite---471-4.html</link>
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<dc:date>2007-09-20T13:18:48Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>En Sicile, il ne faut jamais s’endormir sur ses lauriers. Certains d’entre vous se souviendront peut-être de l’appel lancé par l’écrivain Andrea Camilleri  contre un projet de forages dans le Val di Noto déjà évoqué sur ce blog. Ce haut lieu du baroque sicilien, pourtant inscrit au patrimoine de l’humanité de l’Unesco était menacé, aussi aberrant que cela puisse paraître, par une vaste opération de prospection pétrolière dirigée par une compagnie américaine, la Panther Eureka. La mobilisation générale, voire internationale, avait fini par avoir raison du projet. Mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté et l’avidité des requins du pétrole. Car voilà que le Tribunal administratif de la région a validé fin août un recours présenté par la société américaine, qui pourrait ainsi commencer une partie des forages prévus, comme le raconte un article du quotidien italien la Repubblica. Les Verts ont immédiatement réagi, déclarant qu’ils n’hésiteraient pas à servir de bouclier aux engins, tandis que Salvatore Cuffaro, président de la Région, promet une procédure d’urgence pour enterrer définitivement le projet.


Par ailleurs, dans une interview accordée il y a quelques jours au Corriere della Sera, et citée dans une dépêche du Monde, Andrea Camilleri se déclarait favorable à l’envoi de l’armée en Sicile, notamment pour protéger les patrons siciliens qui refusent de payer le pizzo, l’impôt mafieux. Selon lui, en effet, la réaction de la mafia après la décision de la Confindustria sicilienne, le syndicat des patrons, de chasser de leurs rangs les chefs d’entreprise qui cèdent au racket, risque d’être particulièrement violente. La mafia ne peut pas se permettre de laisser trop de gens leur dire non. Cela entraînerait sa propre ruine. Les réactions sont prévisibles. Les risques augmentent. Il faut s’attendre à quelque chose. Et donc intervenir sur-le-champ, estime l’écrivain sicilien. L’armée italienne était déjà intervenue en Sicile, en 1992, au lendemain des assassinats des juges Falcone et Borsellino par la mafia, dont on a célébré en mai dernier le quinzième anniversaire de leur disparition. De plus, Camilleri est convaincu que l’on assiste à un tournant dans l’histoire de l’île. Nombre sont ceux qui se rebellent face à la mafia (...). Ce que nous attendions depuis longtemps – que la société civile fasse entendre sa voix – est en train de se produire, note le père du commissaire Montalbano. Il a manifestement raison puisque lors d’un procès qui s’est tenu ces jours-ci à Palerme, comme l’indique la Repubblica, le patron d’une célèbre trattoria palermitaine, l’Antica Focacceria San Francesco, n’a pas hésité une seconde et a clairement identifié le mafieux qui était venu le racketter. Une petite révolution au pays de l’omertà.


Régine Cavallaro



PS: La photo d'Andrea Camilleri ci-dessus est extraite du site du fan club de l'écrivain sicilien: www.vigata.org</description>
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<title>Dans les entrailles du volcan</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-10-dans-les-entrailles-du-volcan-433-4.html</link>
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<dc:date>2007-08-18T20:38:10Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>Depuis l’Antiquité, l’Etna, ce roi des usines à feu comme l’a appelé Fernand Braudel, a toujours enflammé les imaginations. Sénèque, Pindare, Eschyle, Ovide, pour ne citer qu’eux, en ont longuement chanté la beauté et la puissance. Récemment, Dominique Bertrand, chercheuse et enseignante de l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, a recensé dans un ouvrage (Mythologies de l’Etna) les innombrables mythes et légendes ayant pour décor le volcan sicilien. On y apprend notamment que Zeus y a enseveli le monstre Typhon, fils de Tartare et de Gaïa, qui avait eu l’audace de s’opposer au maître de l’Olympe. Prisonnier de l’Etna pour l’éternité, ce géant furieux et insoumis tente parfois de se libérer, provoquant au passage de terribles tremblements de terre et vomissant les flammes que l’on voit régulièrement surgir du volcan. C’est aussi l’ultime demeure du philosophe Empédocle qui se serait suicidé en se jetant dans la bouche de l’Etna, non sans avoir pris soin de laisser ses sandales sur le bord du cratère.


Avec ses 3350 mètres d’altitude et sa superficie de 1570 km2, l’Etna est aujourd’hui le plus grand volcan en activité d’Europe. Sans oublier les 58 000 hectares du Parc naturel de l’Etna institué en 1987, offrant une incroyable diversité de paysages grâce à la richesse de sa terre: végétation luxuriante au pied du volcan (vignes, orangers et citronniers), pentes boisées (amandiers, pistachiers et arbres fruitiers) et sommets lunaires (lave et poussières noires).


Il existe plusieurs points de départs pour se rendre sur l’Etna. On y accède soit par le nord à Linguaglossa dont les guides de montagnes proposent plusieurs excursions jusqu’aux cratères sommitaux, soit par le sud à Nicolosi: au refuge de Sapienza (1923m), un téléphérique amène les visiteurs jusqu’à 2500m; ils sont ensuite conduits en véhicules tous terrains jusqu’aux zones du cratère autorisées. Une fois là-haut, on ne regrette plus les 45 euros que l’on doit débourser pour cette excursion unique et inoubliable, surtout lorsqu’on a la chance de l’entendre mugir ou de le voir s’animer. En hiver, les amoureux de la glisse peuvent même s’adonner à leur sport favori (ski et snowboard) sur les pentes enneigées du volcan. Gageons que l’idée de skier tout en apercevant la mer risque d’en séduire plus d’un!


Régine Cavallaro</description>
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<title>La Sicile a Paris</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-07-la-sicile-a-paris-431-4.html</link>
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<dc:date>2007-07-18T18:57:24Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>Connaissez-vous Casa Sicilia? Voilà une organisation qui a ouvert ses portes au 98 boulevard Haussmann à Paris en juillet 2004 en se donnant pour but de promouvoir l’image de la Sicile en France, à travers l’art, la culture, le tourisme, la gastronomie et l’artisanat, bref tout ce qui fait le charme (infini !) de l’île. Grâce au bel espace de 850 mètres carrés dont elle dispose sur deux étages, Casa Sicilia organise régulièrement des événements sur ces thèmes: conférences, expositions ou encore séances de dégustation de produits typiques.


C’est ainsi que l’on peut découvrirjusqu’au 29 juillet prochain de superbes objets en céramique (voir photo) en provenance du musée de Caltagirone, l’une des quatre grandes villes traditionnelles de la céramique sicilienne, aux côtés de Burgio, Santo Stefano di Camastra et Sciacca.
On peut également y acheter les riches produits de la gastronomie de l’île: vins et huiles d’olive a.o.c. bien sûr, mais aussi différentes sortes de sauces et de pesto pour accompagner les pâtes, de délicieuses pâtisseries, et même la fameuse « coppola », la typique casquette sicilienne, si populaire chez les mafieux qu’elle en est devenue l’emblème. D’ici la fin de l’année, on pourra également goûter à la légendaire cuisine sicilienne dans le petit restaurant qui devrait s’installer au rez-de-chaussée.


Enfin, Casa Sicilia, c’est aussi Casa Sicilia Voyages, qui propose des circuits thématiques originaux, des autotours sortant des sentiers battus et des séjours taillés sur mesure. Incontournable pour explorer les mille et une merveilles de l’île.


Régine Cavallaro</description>
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<title>Fanfares siciliennes version world music</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-07-fanfares-siciliennes-version-world-music-428-4.html</link>
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<dc:date>2007-07-17T16:07:51Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>J’ai promis dans ce blog de vous faire partager mes coups de cœur. Eh bien, le moment est venu de vous parler musique! Quand on dit musique sicilienne, on pense immédiatement aux airs de mandolines, de tarentelles et autres joyeuses mélodies accompagnées à la guimbarde. Peu connues, en revanche, sont les fanfares traditionnelles, qui font pourtant partie du patrimoine musical de l’île. Pas la moindre ville, le moindre village, la moindre bourgade qui ne possède sa propre fanfare municipale. Celle-ci, en effet, joue un rôle capital dans la vie de la communauté puisqu’elle accompagne les processions lors des grandes fêtes religieuses, notamment à Pâques durant la Semaine sainte, ou lors des funérailles de quelque personnage important.


En 1997, deux musiciens de génie (Fabio Barovero du groupe turinois Mau-Mau et Roy Paci, trompettiste talentueux qui a joué notamment avec Manu Chao) ont eu l’idée de former un groupe, Banda Ionica, afin de dépoussiérer les marches funèbres, composées à la fin du XIXe siècle, jouées autrefois aux enterrements dans toute l’Italie méridionale. Le groupe, qui réunit une vingtaine de jeunes instrumentistes des environs de Syracuse et Catane, a enregistré un premier CD, intitulé Passione, reprenant des morceaux d’anthologie composés par des auteurs italiens de renom comme Enrico Petrella et Amedeo Vella. Il suffit d’écouter cette musique poignante qui oscille entre le tragique et l’élégiaque pour être immédiatement transporté dans les ruelles baroques ou les sentiers de Sicile, derrière un noir cortège avançant d’un pas lourd et grave. Plusieurs morceaux de cet album ont même été repris au cinéma, l’un figurant dans la bande originale de La fille sur le pont, de Patrice Leconte.


En 2002, le groupe sort un deuxième CD, Matri Mia. Cette fois, à la musique des fanfares viennent s’ajouter des chansons interprétées par des artistes internationaux comme El Mono Loco du groupe espagnol Macaco, Arthur H, Vinicio Capossela (le « Tom Waits » italien), Mauro Ermanno « Giò » Giovanardi, chanteur de La Crus et Cristina Zavalloni. Un disque qui rentre davantage dans la catégorie world music et salué par la critique qui l’a qualifié d’ « imperdibile »! Je confirme, absolument sublime! Depuis ce véritable chef-d’œuvre, le groupe marque une pause.


Mais l’incroyable Roy Paci n’a pas dit son dernier mot puisque ce musicien, compositeur, arrangeur inspiré et créateur du label indépendant Etnagigante vient de sortir un nouveau CD avec son groupe Roy Paci &amp; Aretuska, intitulé Suonoglobal avec le grand Manu Chao en guest star. A bon entendeur, salut!



Régine Cavallaro</description>
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<title>Halte au projet de forages dans le Val di Noto</title>
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<dc:date>2007-06-15T11:56:31Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>Le 7 juin dernier, depuis la une du quotidien La Repubblica, l’écrivain Andrea Camilleri, père du célèbre commissaire Montalbano, lançait un vibrant appel contre le projet de forages pétroliers dans le Val di Noto. Une société américaine, Panther Eureka, a en effet reçu l’autorisation de prospecter dans la région à la recherche d’hydrocarbures. Une véritable aberration quand on sait que cette partie située dans le sud-est de l’île abrite de purs chefs-d’œuvre d’architecture baroque, inscrits notamment au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco.


L’affaire n’est pas prête de s’arrêter là, puisque la presse internationale a aussitôt entrepris de relayer l’appel de l’écrivain, comme le Times et le Guardian au Royaume-Uni. En France, Le Monde publie l'article de Camilleri (traduit par votre humble serviteuse !), tandis qu’en Italie, plus de 80 000 personnes ont signé la pétition en ligne sur le site de la Repubblica, qui consacre un dossier complet à l'affaire, à grands renforts de débat télévisé et documentaire diffusé sur la web tv du quotidien national. On y entend notamment une interview de l'écrivain sicilien qui
condamne cette « sempiternelle invasion américaine » et invite à se mobiliser pour bouter les Texans (« non passeranno&#160;! ») hors de ce petit paradis sicilien qui sert régulièrement de décor naturel à la série télé inspirée des aventures du commissaire Montalbano.



On risque fort d’entendre encore parler de l’affaire puisque le 18 juin prochain, le chef du gouvernement italien en personne, Romano Prodi, est attendu à Noto pour l’inauguration de la magnifique cathédrale effondrée en 1996, au terme de sept années de travaux pour un montant total de plus de 25 millions d’euros.


Petite précision lexicale&#160;: Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le Val di Noto n’est pas une vallée, mais désigne une unité administrative de l’époque arabo-normande (et ne doit donc pas être traduit par "vallée de Noto"). Cette dénomination regroupe, en fait, huit villes (Modica, Noto, Palazzolo Acreide, Ragusa Ibla, Scicli, Catania, Caltagirone et Militello in Val di Catania) détruites par un terrible tremblement de terre en 1693 et entièrement reconstruites dans le style architectural de l’époque, le baroque tardif.


Régine Cavallaro</description>
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<title>Menace sur les palmiers de Palerme</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-06-menace-sur-les-palmiers-de-palerme-340-4.html</link>
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<dc:date>2007-05-31T18:09:17Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>Il s’appelle Rhynchophorus ferrugineus, ou plus communément charançon rouge du palmier, et compte déjà à son actif plus de 700 victimes en Sicile. Arrivé clandestinement, selon toute probabilité, dans des containers en provenance d’Egypte en 2005, ce coléoptère dévoreur de palmiers, appartenant à la famille des curculionidés, est en réalité originaire d’Asie et de Mélanésie. Cela ne l’empêche pas d’avoir colonisé, au cours de ces vingt dernières années, l’ensemble du Bassin méditerranéen, Israël, la Jordanie, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes, l’Iran et la Turquie. En Sicile, il s’attaque principalement aux majestueux palmiers des Canaries (Phoenix canariensis), ces arbres ornementaux qui font la fierté de l’île et qui sont, dans l’imaginaire touristique, devenus synonyme de vacances, plages et exotisme.
Les chercheurs se mobilisent pour tenter d’enrayer l’invasion de cet insecte ravageur. En mars dernier, la Région Sicile a publié un décret prévoyant notamment l’abattage systématique des palmiers jugés trop gravement infestés, tandis que le département d’entomologie de l’Université de Palerme étudie minutieusement le rhynchophore (nom vulgaire de l’infâme) afin d’identifier d’éventuels prédateurs (notamment des parasitoïdes). Le temps presse car l’insecte se propage rapidement et s’approche dangereusement des 150 000 palmiers plantés sur les côtes de la Riviera entre Nice et San Remo.


Régine Cavallaro</description>
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<title>De l usage antidemocratique du telefonino</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/-324-4.html</link>
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<dc:date>2007-05-15T17:06:54Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
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Dimanche 13 et lundi 14 mai, 2 200 000 électeurs votaient en Sicile pour élire les maires et les conseillers municipaux dans 156 communes de l’île. Mais avant même de connaître les résultats, le nom d’un vainqueur s’était déjà imposé: le telefonino. Non, il ne s’agit pas de la dernière avancée technologique en matière de vote électronique, mais plutôt de la dernière combine de certains politiciens véreux, qui n’ont pas trouvé mieux, en effet, que d’acheter les voix des électeurs les plus démunis à grands renforts de téléphones portables, de promesses d’embauche ou de caisses entières de pâtes. Evidemment, en terre mafieuse, il n’était pas question de croire l’électeur sur parole. Il fallait quelque garantie. Et puisqu’on lui offrait un téléphone portable équipé d’un appareil photo, autant qu’il en fît bon usage sur-le-champ: il ne lui restait plus qu’à photographier la fiche électorale montrant qu’il avait « bien » voté (en Italie, il n’y a pas de bulletin de vote mais une fiche où figurent tous les noms des partis ou des candidats en lice que les électeurs désignent à l’aide d’une croix).


Quelques jours avant les élections, plusieurs témoignages avaient dénoncé cette pratique frauduleuse, comme le rapporte le quotidien la Repubblica. Aussi quand les présidents des bureaux de vote ont entendu un déclic en provenance de l’isoloir, les contrevenants ont aussitôt été signalés aux carabiniers. Les coupables risquent gros: une circulaire du ministère de l’Intérieur datant de mai 2003 prévoit une peine de 5 ans de prison ainsi qu’une amende salée. Cinq de ces photographes hors-la-loi ont ainsi été pris le doigt sur l’appareil dans les provinces de Palerme, Trapani et Messine. Leur vote a immédiatement été annulé. Les autorités n’ont pas révélé les noms des candidats en faveur desquels ils s’étaient prononcés. Mais les soupçons se portent tout naturellement sur des représentants de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi. Celui-là même qui, venu quelques jours plus tôt à Palerme soutenir son candidat, le maire sortant Diego Cammarata, n’a pas hésité à faire fermer la chapelle Palatine, joyau de l’art arabo-normand et haut lieu touristique, le temps de sa visite. Comme si le Cavaliere était encore au gouvernement et disposait des pouvoirs d’un chef d’Etat en visite officielle.


La Sicile, l’île aux mille et une beautés, a plus d’un tour dans son sac quand il s’agit de chasser sur les terres de l’illégalité...


Regine Cavallaro</description>
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<title>Les beaux jours de Cosa Nostra</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-06-les-beaux-jours-de-cosa-nostra-263-4.html</link>
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<dc:date>2007-04-30T09:45:02Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>Impossible de faire l’impasse sur le sujet&#160;! Même si d’aucuns la prétendent affaiblie, la mafia est loin d’être moribonde. L’organisation criminelle apparue en Sicile durant la seconde moitié du XIXe siècle continue de s’enrichir grassement, à grands coups d’intimidations, de corruption, d’extorsions, de violences et d’assassinats. L’ « honorable société » met même un point d’honneur à bafouer la démocratie et noyauter les plus hautes sphères de l’Etat. La combattre est donc devenu un enjeu majeur pour la survie du pays tout entier. Mais encore faut-il la connaître et la comprendre. C’est la mission que s’est fixé John Dickie, un historien et journaliste britannique qui vient de publier en France un excellent livre retraçant l’histoire de Cosa Nostra, de 1860 à nos jours. Car comme le disait le juge Giovanni Falcone assassiné en 1992, si la mafia a une histoire, alors elle a eu un début et aura une fin. L’auteur réalise ici une étude richement documentée complétée d’une analyse intelligente, le tout servi par un style efficace allié à un art consommé de la formule. Jugez plutôt&#160;: « La mafia était un secret caché en pleine lumière », « une société secrète dont le meurtre est la raison d’être », ou encore « un homme d’honneur qui a menti s’aperçoit très vite qu’il a pris un raccourci vers le bain d’acide ». Bref, un livre captivant et extrêmement fouillé qui se lit comme un roman policier et qui dresse le portrait brillant d’une mafia démystifiée, histoire de rappeler ce qu’elle est et a toujours été&#160;: « une société secrète qui recherche le pouvoir et l’argent en perpétuant l’art de tuer en toute impunité ».


Cosa Nostra, l’histoire de la mafia sicilienne de 1860 à nos jours, de John Dickie, ed. Buchet-Chastel, Paris, 2007, 25 €


Régine Cavallaro</description>
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<title>La vogue des Bed &amp; Breakfast en Sicile</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-06-la-vogue-des-bed--breakfast-en-sicile-188-4.html</link>
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<dc:date>2006-12-28T20:16:52Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>Il fut un temps où l’on entendait davantage parler français sur les plages siciliennes. Mais depuis quelques années, nos compatriotes semblent bouder la Sicile, du moins voit-on plus rarement des hordes de vacanciers tricolores s’engouffrer dans des cars et partir à l’assaut des plus beaux sites de l’île. Pourtant, le tourisme se porte plutôt bien. En fait, il a tout simplement changé de physionomie.


L’heure n’est plus aux voyages organisés, en groupes, mais à la découverte d’une Sicile plus intime, plus personnelle, « à la carte »&#160;: on loue une voiture à l’aéroport puis on part sillonner les routes en suivant son propre itinéraire. On est alors libre de rester plusieurs jours à Palerme et prendre le temps de visiter les innombrables joyaux que renferme la « capitale » de la Sicile, ou bien partir explorer les reliefs montagneux des Madonie au cœur de l’île, se concocter un circuit des plus belles villes baroques ou même ne rien programmer du tout et se déplacer au gré de ses envies avec, au menu, plages et dolce farniente.


Les hôtels-clubs ne font plus recette. La formule à la mode, désormais, c’est le bed &amp; breakfast. Les Italiens, qui ne sont pas très tatillons en matière de protection de la langue et n’hésitent pas à emprunter massivement à l’anglais, ont opté pour ce vocable 100% british. En France, on parlerait plutôt de logement chez l’habitant ou de chambre d’hôtes. Moins froide et moins formelle qu’un séjour à l’hôtel, la formule se prête parfaitement à un tourisme nomade&#160;: on s’y plaît, on reste&#160;; on a envie de bouger, on repart. Et ce ne sont pas les propositions qui manquent. Pour la seule ville de Palerme et ses environs, il existe pas moins de 133 bed &amp; breakfast, contre 891 dans toute la Sicile. Comme son nom l’indique, il s’agit, la plupart du temps, d’une chambre avec salle de bain, mise à la disposition du vacancier à l’intérieur d’un appartement ou d’une villa occupée par ses propriétaires. Avec, compris dans le prix, petit déjeuner servi le matin.


Mais la formule est souple (nous sommes en Méditerranée, ne l’oublions pas !) et réserve parfois d’agréables surprises. Comme les bed &amp; breakfast que propose Il Glicine. En fait, sous cette dénomination se cachent trois sœurs. Trois sœurs, trois structures différentes. Celui de Silvana est sans conteste le plus recherché. Jouissant d’une vue imprenable et digne des plus belles cartes postales sur le golfe de Mondello, la plage préférée des Palermitains, la vaste villa est adossée au mont Gallo et domine la baie de sable blond. Enfouie dans la verdure, elle offre un véritable havre de paix après une chaude journée passée à barboter dans une mer bleue Caraïbes et à se dorer sous un soleil implacable, tout ça dans la joyeuse ambiance des plages du Sud. Mais la station balnéaire étant très bien desservie par les bus et les pullmans (version plus confortable dotée de l’air conditionné), il suffit d’une vingtaine de minutes pour rejoindre le centro storico de Palerme, le cœur de la vieille ville où se trouvent réunis tous ses plus importants monuments et ses quartiers hauts en couleurs.


Ce bed &amp; breakfast sur le golfe a aussi l’avantage de proposer deux types de logements&#160;: une chambre double traditionnelle, mais aussi un véritable appartement, avec entrée indépendante, donnant sur un jardin à la végétation luxuriante. Et pour couronner le tout, la maîtresse de maison est d’une gentillesse à toute épreuve et incarne à elle seule le sens de l’hospitalité légendaire des Méridionaux. Non seulement a-t-elle soigné son intérieur, en sachant créer une ambiance chaleureuse et raffinée, toute en harmonie, mais elle pousse le détail jusqu’à vous offrir des confitures faites maison au petit déjeuner (celle aux figues et à la cannelle est un pur délice !) et des œufs des poules du jardin, lorsque celles-ci ont pondu en quantité suffisante.



Toujours à Mondello, le deuxième bed &amp; breakfast, celui de Gabriella, est ni plus ni moins situé dans l’aile d’un château du XVIIIe siècle. Tout comme le reste de l’habitation, les trois chambres sont d’une rare élégance et vous plongent dans une atmosphère hors du temps. Et quand vous aurez pris le petit déjeuner sur la terrasse noyée dans la végétation exubérante du splendide jardin, il y a fort à parier que vous aurez toutes les difficultés du monde à quitter ces lieux enchanteurs. Vous ne parlez pas un mot d’italien&#160;? Qu’à cela ne tienne&#160;! « Je préfère recevoir des Français car je parle mieux la langue de Molière que celle de Shakespeare », explique la maîtresse de maison dans un français impeccable. Les Anglais viennent principalement au printemps, tandis que les Italiens sont surtout présents en été, même si les chambres sont disponibles tout au long de l’année.



 Car l’autre grand avantage du bed &amp; breakfast, c’est qu’on peut le visiter virtuellement, quel que soit l’endroit de la planète où l’on vit. Dans la majorité des cas, en effet, il s’accompagne d’un site Internet sur lequel d’abondantes photos et descriptions sont fournies aux visiteurs. Finies, donc, les mauvaises surprises à l’arrivée. De plus, on traite directement avec le propriétaire. L’absence d’intermédiaires permet ainsi de proposer des tarifs bien plus raisonnables que ceux pratiqués par les hôtels.



En outre, les propriétaires des villas se mettent généralement en quatre pour faciliter et agrémenter le séjour de leurs hôtes&#160;: ils sont souvent heureux de partager leurs connaissances des environs et prodiguent de précieux renseignements et conseils de visite. Les trois sœurs de Il Glicine ont des étagères remplies de dépliants, de cartes et de brochures de la région qu’elles mettent à la disposition des vacanciers. Elles proposent également un certain nombre de services supplémentaires, comme de venir vous chercher à l’aéroport, ou de vous y emmener, si vous n’avez pas de voiture&#160;; ou encore de vous louer vélos ou vespas, un must quand on vit dans le sud de l’Italie. L’une d’elles prévoit même, pour l’été prochain, de cuisiner le repas du soir pour tous ceux qui en feraient la demande. Et, petit plus, elles peuvent aussi fournir une connexion Internet, ce qui n’est pas négligeable dans une ville où, bizarrement, les points Internet et les webcafés ne sont pas très répandus.


Avec la troisième sœur, Donatella, nous quittons la catégorie bed &amp; breakfast à proprement parler pour passer à celle de l’agriturismo, littéralement tourisme vert, l’équivalent, plus ou moins, de notre gîte rural. Il s’agit pourtant du même principe&#160;: on loue une chambre, un appartement, voire une dépendance toute entière au sein d’une propriété habitée par les maîtres de maison. La différence, c’est que ces habitations sont situées la plupart du temps loin des villes, dans des sites naturels privilégiés, qui servent de point de départ pour découvrir les produits du terroir et les spécialités gastronomiques de la région. L’agriturismo de Donatella se trouve à Campofelice di Roccella, à quinze kilomètres de Cefalù et à soixante de Palerme. Dans un paysage tout en collines, avec la mer en toile de fond, cette belle demeure de campagne du XIXe siècle est littéralement noyée dans le vert&#160;: le vert argenté des oliviers, mais aussi le vert plus sombre des pins de Méditerranée, le vert clair des eucalyptus et le vert éclatant des citronniers. Les oiseaux ne s’y trompent pas et viennent nicher en nombre, faisant du lieu un véritable paradis pour les adeptes du birdwatching. La mer n’est qu’à trois kilomètres, mais la piscine est là pour se rafraîchir lorsque la chaleur estivale fait grimper le mercure. Donatella produit elle-même son huile d’olive, bio bien entendu, comme du reste tous les fruits et légumes qu’elle cultive dans son jardin et qu’elle propose à ses hôtes en demi-pension ou pension complète.


Outre une magnifique glycine grimpant le long de leurs maisons (d’où le nom de leur association), les trois sœurs ont assurément en commun le goût des belles choses et savent créer une atmosphère à la fois chaleureuse et raffinée, et l’intérieur de Donatella ne déroge pas à la règle. Leurs trois maisons ont une âme qu’aucun hôtel ne saurait apporter à leurs clients.


Régine Cavallaro</description>
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<title>Palerme se pare d'un nouveau joyau</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2007-04-palerme-se-pare-d-un-nouveau-joyau-187-4.html</link>
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<dc:date>2006-12-28T19:29:07Z</dc:date>
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<description>La ville de Palerme compte un nouveau musée. Une véritable perle qui devrait rapidement figurer parmi les lieux les plus visités de la ville. Après plusieurs années de travaux, pour un montant total de 13 millions d’euros environ, le couvent de Sainte-Anne de la Miséricorde rouvrait ses portes au public en octobre 2005. Et pour inaugurer ce nouvel espace muséal de plus de 4700 mètres carrés, répartis sur 29 salles, on avait choisi de consacrer une vaste exposition à l’un des plus importants paysagistes siciliens, Francesco Lojacono, à cheval entre le XIXe et le XXe siècles. L’exposition s’est achevée le 29 janvier 2006 et a remporté un franc succès auprès du public avec plus de 37 000 de visiteurs.


Depuis décembre 2006, le nouveau musée abrite l’ensemble de la collection de la Galerie d’art moderne, logée « provisoirement » depuis près d’un siècle dans une partie du théâtre Politeama. Une collection constituée essentiellement de peintures et de sculptures figuratives de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe siècle. Des œuvres d’art certainement admirables, mais elles le sont d'autant plus dans ce splendide écrin dont elles viennent d’hériter.



Situé dans le vieux quartier des Lattarini, du nom du marché des droguiers Sûq-el-attârin de l’époque arabe, le musée donne sur la place Croce dei Vespri, où résidait le très impopulaire Giovanni di Saint-Rémy, Grand Justicier du roi Charles d’Anjou. Lorsque Palerme s’insurgea contre la domination angevine en 1282, lors de l’épisode dit des Vêpres siciliennes, son palais fut assiégé par le peuple en colère et quelque 2000 français périrent massacrés. Aujourd’hui, une plaque commémore la révolte des Siciliens précisément sur l’un des murs du musée.



En réalité, celui-ci est formé de la réunion de deux édifices contigus, le palais Bonet bâti au XVe siècle et le couvent à proprement parler adossé à l’église baroque de Sainte-Anne dont la première pierre fut posée en 1606. De style gothique catalan, le palais du riche marchand Gaspare Bonet devint rapidement un modèle de référence pour la construction d’autres demeures nobiliaires de la ville, comme le palais Abatellis qui abrite aujourd’hui la Galerie régionale de Sicile ou encore le palais Ajutamicristo. A noter, les fenêtres géminées de l’étage noble ornées de fines colonnes en marbre de Carrare et le portique à trois arcs ogivaux soutenus par des piliers octogonaux, qui sont autant de caractéristiques du style gothique catalan.



Les travaux ont également réservé de bonnes surprises, puisque l’on a découvert des plafonds de bois peints a tempera, datant probablement du XVIe siècle, cachés sous des plafonds en voûte d’époques successives. Les deux édifices ont subi, en effet, de nombreuses transformations au fil des siècles. En 1618, les franciscains, à qui appartenait le couvent, ont racheté le palais Bonnet qu’ils ont profondément modifié pour l’adapter à la vie de la communauté religieuse. La tour d’origine est ainsi devenue campanile, un escalier monumental a été ajouté pour accéder à l’étage noble de l’édifice ecclésiastique tandis que le jardin intérieur cédait la place à un vaste cloître avec colonnes de marbre gris et arcades en plein cintre, où les travaux de restauration ont permis de mettre à jour des fresques avec motifs décoratifs en rocaille datant du milieu du XVIIIe siècle.



Mais la beauté du lieu ne tient pas seulement à son passé. En effet, l’équipe chargée de sa revalorisation ne s’est pas contentée de restaurer des monuments chargés d’histoire. Elle a aussi cherché à les inscrire dans la modernité en leur attribuant une fonction bien actuelle et intégrée dans la vie de la communauté. C’est là, d’ailleurs, ce qui caractérise l’approche italienne en matière de restauration de monuments anciens. La question est complexe, car les sites à forte valeur historique et artistique sont si nombreux en Italie que le pays, surtout en ces temps de restrictions budgétaires, aurait bien du mal à trouver les financements nécessaires à leur rénovation. Il s’agissait donc de trouver un juste équilibre entre les exigences de la conservation, dont le but est de sauvegarder et valoriser l’identité de l’édifice, et celles de la modernité, en procurant à celui-ci un usage qui lui donne la possibilité de continuer à exister. Mission plus qu’accomplie avec ce musée du couvent Sainte-Anne. On a su non seulement respecter l’âme du lieu et mettre en valeur ses différents éléments architecturaux, mais on a également su lui insuffler une nouvelle vie en créant un espace muséal moderne, doté de toutes les installations nécessaires (espace consacré aux expositions temporaires et aux activités didactiques, librairie, cafétéria, etc.).



De plus, les architectes chargés de la restauration ont adopté un point de vue particulièrement original, auquel on n’est peu habitué en France&#160;: plutôt que de vouloir à tout prix reconstituer une peinture murale dans sa totalité, par exemple, on préfère en garder les parties les plus significatives ou les mieux conservées et de laisser le visiteur libre d’interpréter et d’imaginer le reste. On choisit de garder une trace de l’œuvre telle qu’elle était représentée à un moment donné de son histoire et de l’insérer parmi d’autres traces d’époques successives, en un mélange subtil de regards qui se superposent. Comme ce fragment de frise, datant du XVIIIe siècle, restauré et laissé là, trônant tout en haut d’un mur immaculé, à quelques centimètres d’un plafond de bois peint, venant souligner tel un point d’orgue les toiles de l’exposition.



Pas de doute, le couvent Saint-Anne est un bijou d’architecture retrouvée qui vient embellir une ville dont l’immense richesse historique et artistique ne cesse de nous surprendre.


Régine Cavallaro</description>
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<title>Offrez-vous Ulysse</title>
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<dc:date>2006-12-20T06:04:02Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Depuis quelques mois déjà, Ulysse vous offre la possibilité de vous abonner en ligne, en toute sécurité. Pour recevoir plus rapidement votre premier numéro,  cliquez ici et abonnez-vous .


Ulysse, c'est aujourd'hui huit numéros par an qui vous aident à préparer vos voyages ou qui vous font voyager chez vous. La lecture de notre magazine, c'est aussi la découverte d'autres cultures au travers de la musique, des livres ou de la gastronomie.


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<title>Embarquez pour l'Egypte avec Ulysse</title>
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<dc:date>2006-12-08T18:15:42Z</dc:date>
<dc:creator>ulysse</dc:creator>
<description>Ce voyage sera notamment pour vous l'occasion de rencontrer Monsieur Jean-Yves Lempereur et son équipe, dans le cadre du ACEA « les Amis du Centre d’Etudes Alexandrines ». Vous pourrez notamment  visiter le fort de Qaytbay, situé à l'extrémité septentrionale du Port Oriental, le fort de Qaytbay, un endroit typique d’Alexandrie, qui fut construit  sur le site du « Pharos », l'ancien phare d’Alexandrie, construit en 279 de notre ère et bénéficier des explications directes de ces spécialistes.


Puis vous visitrez l'amphithéâtre, plus de trente années de fouilles archéologiques ont mis à jour de nombreuses ruines gréco-romaines, et surtout un théâtre fort bien conservé, aux bancs de marbre pouvant asseoir 800 personnes, avec des galeries et des sols de mosaïques.


 Pour en savoir plus </description>
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<title>Le Nouvel An chez un Guepard</title>
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<dc:date>2006-12-05T15:22:29Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>Vous voulez passer un réveillon à la fois insolite et romantique? Alors je vous ai déniché un petit séjour de rêve dans un petit coin de paradis: réservez tout de suite votre week-end du 31 et envolez-vous en Sicile, direction le coeur même de l'île, à Leonforte, à 13 kilomètres d'Enna (63 de Catane et 135 de Palerme). Le décor: Villa Gussio Nicoletti, une antique demeure du XVIIIe siècle ayant appartenu au Baron Francesco Gussio qui, raconte la légende, y organisait des fêtes et des bals somptueux.


Ce digne représentant de la petite noblesse rurale sicilienne faisait partie des Guépards, ces aristocrates au train de vie magnifique mais conscients que leur période de gloire et de splendeur était sur le point de s'achever, comme l'a si bien raconté Giuseppe Tomasi di Lampedusa dans son roman Le guépard. Le temps d'essayer votre crinoline ou votre habit d'époque, retouché par la costumière de l'hôtel pour l'adapter à votre taille, et vous voilà prêt(e) pour fêter la nouvelle année parmi les stucs et les fresques, les plats et les vins de la gastronomie sicilienne, les valses et les quadrilles, sans oublier, bien sûr, champagne et feux d'artifice!


La Villa Gussio, transformée en hôtel quatre étoiles avec restaurants, piscines et courts de tennis (et bientôt un parcours de golf), abrite aussi une beauty farm, au joli nom de Principessa Angelica, qui, outre des soins à base d'huiles essentielles aux agrumes siciliens et toutes les formes de massages les plus en vogue (ayurvédique, shiatsu, à quatre mains, pierres chaudes...) propose des séances détente dans des cabines multisensorielles avec chromothérapie et musithérapie. Hum, j'en rêve!


Ajoutez à cela un paysage noyé dans la verdure, carrefour de nombreuses réserves naturelles (lac de Pergusa, témoin selon le mythe du rapt de Proserpine), et la proximité de nombreux sites archéologiques et historiques, comme la célèbre Villa romaine del Casale, du IVe siècle, inscrite au patrimoine de l'humanité par l'Unesco.


Casa Sicilia, une agence de voyages basée à Paris qui propose des parcours originaux et de qualité à la découverte de l'île, a eu la très bonne idée d'inclure cette "Nuit du Guépard" dans un séjour de 6 jours, commençant à Palerme et finissant à Catane.


Auguri e buon anno a tutti!



Régine Cavallaro



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<title>Un musee au charme indefinissable</title>
<link>http://www.ulyssemag.com/2006-12-un-musee-au-charme-indefinissable-175-4.html</link>
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<dc:date>2006-11-19T17:48:04Z</dc:date>
<dc:creator>reginec</dc:creator>
<description>Le Musée régional d'histoire naturelle et de la charrette sicilienne, dit Palazzo d'Aumale, est plutôt récent, puisqu'il a été inauguré en 2001. Il est situé à Terrasini, à 25 kilomètres environ à l'ouest de Palerme, un charmant village de pêcheurs qui possède l'une des plus belles côtes sur la mer. L'été, ses plages de rochers, Cala rossa, et sa mer cristalline attirent de nombreux Palermitains et touristes.Pourquoi l'appelle-t-on Palazzo d'Aumale&#160;? Eh bien, tout simplement parce qu'il appartenait au duc d'Aumale, qui n'était autre qu'Henri d'Orléans, quatrième fils de Louis-Philippe, roi de France, et Marie-Amélie de Bourbon. Outre sa carrière militaire et politique, ce fut un éminent historien élu à l'Académie française, un collectionneur éclairé et un brillant homme d'affaires. En 1853, il avait racheté l'édifice qu'il fit agrandir ainsi qu'un vaste domaine de 6000 hectares, "il feudo dello Zucco", pour se lancer dans la production et le commerce du vin. Sous son impulsion, le cépage du Zucco produisit un excellent vin, plutôt fort puisqu'il était envoyé en France pour couper les vins à faible degré d'alcool.Aujourd'hui, le musée abrite une superbe collection d'histoire naturelle (oiseaux, papillons, coquillages&#160;; les fossiles sont particulièrement impressionnants), d'archéologie (principalement des amphores retrouvées dans les fonds sous-marins au large de Terrasini) et surtout de magnifiques charrettes siciliennes, richement décorées, élément incontournable du folklore sicilien. Toutes ces collections sont présentées et agencées de main de maître, faisant de ce lieu une véritable perle de petit musée.Et si je vous dis que le Palazzo d'Aumale est situé non loin de la réserve de Capo Rama, un petit paradis sauvage qui surplombe la mer, vous n'aurez plus aucune excuse pour ne pas vous rendre en ces lieux enchanteurs pour une balade hors des sentiers battus.
Régine Cavallaro



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