Vigan, l’unique cité coloniale espagnole d’Asie
Asie-Pacifique |
Les Philippines, l'un des pays les plus catholiques de la planète, ont
conservé à Vigan le patrimoine religieux et architectural hérité des
"conquistadors". |
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Pratique
Y allerCathay Pacific propose un vol direct quotidien Paris-Manille, retour Cebu-Paris, avec stop over possible à Hong Kong.
www.cathaypacific.com
Vols intérieurs depuis Manille vers les îles : Philippines airlines,
www.philippineairlines.com
Circuit
Découverte des trois îles Luzon, Bohol, Cebu, 13 jours, 10 nuits, à partir de 2 390 €, proposé par Vacances Transat.
Tél. : 0825.12.12.
www.vacancestransat.fr
Où dormir ?
Villa Angela Heritage House, 26 Quirino Boulevard, Vigan.
Cette villa coloniale familiale des années 1850 plonge le visiteur dans les années trente. Mobilier et vaisselle d'époque, magnifique jardin tropical.
www.villangela.com
Renseignements
www.philippines-tourisme.fr
Situation de Vigan ©
"Découvert" et christianisé en 1521 par Ferdinand de Magellan - qui sera tué à coups de lance et de pierre sur une plage de l'île de Marcan -, baptisé "Felipinas" en hommage à l'infant de Castille, le futur Philippe II, l'archipel sera annexé par l'Espagne en 1563 et restera colonie espagnole pendant trois siècles et demi. Les Espagnols partiront en 1898, chassés par les Américains et les nationalistes philippins. "Bientôt, ce sont les Chinois qui nous rachèteront", affirme Eduardo Quirino, le petit-fils de l'ancien président des Philippines, Elpidio Quirino, dans le grand salon baroque de son palais de Vigan, transformé en musée.
L'archipel a toujours attiré les vagues colonisatrices. Sans cesse à la recherche d'une identité qu'ils remettent avec humour en cause, les Philippins les ont intégrées dans une culture fièrement métissée. "Les Chinois, disent-ils, nous ont appris à manger, les Espagnols à prier et les Américains à lire et à écrire."
Vigan est la seule cité coloniale espagnole de l'archipel et à ce titre, classée au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1999. Mais l'archipel, connu pour ses spots de plongée, ses volcans et ses rizières en terrasses, regorge d'autres trésors : les cathédrales et églises édifiées par les Espagnols du XVIe au XVIIIe siècle dans les îles de Luzon, Bohol et Cebu. Bien restaurées et entretenues, elles sont toujours en activité. Et pour cause : les Philippines sont sans doute le plus catholique des pays de la planète. À Cebu, la basilique del Santo Niño (1602) abrite la plus ancienne relique du pays, offerte en 1521 par Magellan à la reine Juana. Aujourd'hui encore, c'est avec une immense ferveur que les Philippins se prosternent devant la statue du Saint Enfant pour mendier sa bénédiction. Ces églises ne sont pas ultra baroques, comme en Amérique du Sud, mais plus austères, comme ailleurs dans les îles du Pacifique. Sans doute parce qu'elles sont bâties avec des blocs de corail argenté et brodé de fossiles de coquillages, de pierre volcanique noire ou de brique. Elles se déploient tout en longueur, renforcées par des contreforts de pierre antisismiques. Elles sont couvertes d'un toit pointu en tôle ondulée. Les clochers, à Luzon, sont séparés de la nef pour résister aux tremblements de terre et guetter les pirates. Sur les frontispices triangulaires, il n'est pas difficile de repérer, sculptés dans la pierre parmi les blasons de l'imagerie chrétienne, des motifs pas très catholiques : soleils, lunes, fleurs de lotus stylisées, volutes évoquant les toits de pagode, chiens gardant les portails de bois. Les architectes étaient espagnols ou mexicains, mais les sculpteurs chinois.



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