Les collections exceptionnelles du Musée national
Afrique |
|
||
|
|
|||
- Imprimer

- Caractère

-
Commenter
0
- Mes dossiers
-
Envoyer
Pratique
Y allerVols Air France Paris-Bamako à partir de 600 € (6 heures). Entre décembre, et février, les températures sont moins élevées. Le musée national se trouve à côté du lycée français. Pour s'y rendre depuis le centre-ville, prendre un taxi. Compter environ 1000 francs CFA (2,3 €).
Entrée pour les touristes 2 500 francs CFA (3,8 €).
On y trouve un bon restaurant avec spécialités maliennes.
Le site du musée National du Mali : www.mnm-mali.org
Situation de Bamako ©
Le conservateur du musée de Bamako, Samuel Sidibé, est l'un des seuls sur le continent à avoir su éviter les pillages. Il est même parvenu à récupérer bien des œuvres qui avaient quitté illégalement le Mali. Ainsi, le célèbre "bélier de Chirac", une œuvre qui lui avait été offerte par ses collaborateurs élyséens, a retrouvé le chemin du Mali. Cette œuvre faisait partie de la liste de l'ICOM (International council of museum), celle du patrimoine pillé. Des dizaines de très belles œuvres saisies ces dernières années ont rejoint le musée. Le Mali est d'autant plus sensible aux questions de protection du patrimoine qu'il en est richement doté, notamment le long de la vallée du Niger. Son ancien chef de l'État de 1992 à 2002, Alpha Oumar Konaré, historien de formation, a longtemps présidé l'ICOM. Pendant ses deux mandats à la tête du Mali, il s'est battu pour sensibiliser ses concitoyens aux questions de défense du patrimoine et de la culture. Pendant leur déambulation dans le musée, les visiteurs peuvent bénéficier des informations particulièrement précises de guides de très bon niveau. L'un d'eux, Oumar Yamadou Diallo, reconnaît que cela ne va pas de soi pour les Maliens de se retrouver dans ce type de lieu : "Nous avons énormément de visiteurs occidentaux. C'est plus dur d'attirer les Maliens, la fréquentation des musées ne fait pas partie de notre culture. Et puis surtout, les masques et les statues ne sont pas considérés comme de simples objets d'art. Les Maliens leur accordent une valeur religieuse." Diallo ajoute en montrant un masque Bambara, la principale ethnie du pays : "Bien des Maliens ne s'attendent pas à trouver ces objets de culte dans des musées. Il arrive que des femmes soient traumatisées. Dans la culture traditionnelle, elles n'ont pas le droit de voir ces objets. Elles pensent qu'en les regardant elles ont enfreint un tabou et qu'elles vont avoir des ennuis. Du coup, elles tombent souvent malades."
Ce musée n'est donc pas un simple lieu de rassemblement d'objets à l'histoire oubliée, il tient tout à la fois du centre culturel et de la "cathédrale" africaine. Un lieu où les objets sont toujours chargés de leur valeur spirituelle et magique. Une bien belle étape initiatique avant de quitter Bamako et de s'enfoncer dans le pays dogon ou le pays bambara. Là où les cultes gardent toute leur force.



Delicious
Digg
Facebook
Blogmarks
Scoopeo
Wikio





