L'esprit de l'Inde

3. Connaître le pays - Inde du sud

Le Guide d'Ulysse

Notre sélection de livres, de CD et de DVD… à découvrir sans modération !  

  


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À LIRE


Essais
L’Inde des Indiens, de Catherine Clément et André Lewin, éd. Liana Levi, 16 €.
Un ouvrage à lire avant votre départ pour mieux comprendre les multiples facettes du sous-continent. Cet “autre guide”, comme le rappelle le titre de la collection, dresse un portrait captivant et instructif de l’Inde contemporaine et de son milliard d’habitants. De la religion à l’économie en passant par la politique, l’histoire ou la culture, ce livre est aussi illustré de nombreuses photos.

Promenade avec les dieux de l’Inde, de Catherine Clément, Points Sagesses, 8 €.
Ce livre est l’adaptation d’une série d’émissions diffusées sur France Culture.

Les spiritualités indien­nes, d’Odon Vallet, Découvertes Gallimard, 12,30 €.
Un précieux ouvrage, superbement illustré, pour comprendre les religions de l’Inde, entre védisme, jaïnisme, hindouisme et sikhisme.

Ashrams, d’Arnaud Desjardins, Albin Michel, 7,50 €.
En 1959, l’auteur découvre l’Inde des ashrams et rencontre les plus grands maîtres spirituels du XXe siècle. Un texte intemporel qui garde sa puissance d’inspiration.

Albums de voyage
Saisons indiennes, d’Elisabeth Foch et Marie Accomiato, éd. Ci Vediamo, 30 €.
Un bijou de poésie et d’ori­gi­nalité qui séduit tant par son texte que par ses photos.

Hampi, capitale de l’empire de Vijayanagar, d’Olivier Bossé et Patrice Pierrot, éd. Kailash, 19 €.
Pour en savoir plus sur le dernier empire hindou dont l’influence économique et culturelle s’étendait à son apogée de Venise à l’actuelle Birmanie.

Beaux livres
Inde, photographies de Laurence Mouton et Sergio Ramazzotti, textes Catherine Bourzat, éd. du Chêne, 35 €.
Pour tous les amoureux de l’Inde, ce livre est un must. Les photos sont super­bes, les textes riches, intelligents, agrémentés de citations d’écrivains, et la maquette, originale et colorée. Rarement un livre aura su capter aussi élégamment l’âme de ce pays enchanteur, qui ne cesse de fasciner tant par son exotisme haut en couleurs que par la gentillesse et le sourire de ses habitants.

Romans
Shantaram, de Gregory David Roberts, Flammarion, 23 €.
Une épopée moderne et initiatique dans le Bombay des années 80. Un best-seller mondial qui sera bientôt adapté au cinéma par la réalisatrice indienne Mira Nair avec Johnny Depp dans le rôle principal.

Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire, de Vikas Swa­rup, 10/18, 7,80 €.
Sous ce titre un peu loufoque se cache un premier roman acclamé par la critique et le public indiens, qui a reçu en France le prix Grand Public du  Salon du Livre 2007.

La princesse mendiante, de Catherine Clément, éd. Panama, 18 €.
Mewar, Inde du Nord, au début du XVIe siècle. La princesse Mirabaï assiste à la crémation de sa grand-mère, et reste marquée par l’horrible spectacle et le destin auquel elle est pourtant promise. Pour la consoler, on lui fait croire qu’elle est l’élue du dieu Krishna. Désormais, elle s’en estimera la fiancée. À la mort de son époux, refusant la crémation, elle part sur les routes, vivant de la générosité publique. Elle rencontre l’empereur Moghol Akbar et le marque profondément… Mirabaï a existé. Elle est devenue en Inde une figure légendaire. C’est d’ailleurs dans des bandes dessinées populaires que Catherine Clément a découvert son existence, qu’elle raconte dans un style sobre quoique évocateur, notamment dans la description des cérémonies et de la crémation. Un beau texte et un cri de révolte indignée contre la condition de la femme en Inde.

Albums jeunesse
Siddhima, l'enfant déesse, d'Amélie Sarn et Carole Gourrat, Milan, dès 6 ans, 14,95 €
La fille d'un rajah est prête à tout pour échapper à la maudite protection de Shiva, dieu de laguerre et de la destruction.

Le Mahabharata, de Samhita Arni, 1ere et 2e parties, Gallimard Jeunesse, dès 11 ans, 12,50 €
Le célèbre récit épique raconté et illustré par une jeune Indienne de 12 ans. Un exemple de création originale des éditions Tara de Chennai reprise par une maison d'édition française.

Essais
L’Inde des Indiens, de Catherine Clément et André Lewin, éd. Liana Levi, 16 €.
Un ouvrage à lire avant votre départ pour mieux comprendre les multiples facettes du sous-continent. Cet “autre guide”, comme le rappelle le titre de la collection, dresse un portrait captivant et instructif de l’Inde contemporaine et de son milliard d’habitants. De la religion à l’économie en passant par la politique, l’histoire ou la culture, ce livre est aussi illustré de nombreuses photos.

Promenade avec les dieux de l’Inde, de Catherine Clément, Points Sagesses, 8 €.
Ce livre est l’adaptation d’une série d’émissions diffusées sur France Culture.

Les spiritualités indien­nes, d’Odon Vallet, Découvertes Gallimard, 12,30 €.
Un précieux ouvrage, superbement illustré, pour comprendre les religions de l’Inde, entre védisme, jaïnisme, hindouisme et sikhisme.

Ashrams, d’Arnaud Desjardins, Albin Michel, 7,50 €.
En 1959, l’auteur découvre l’Inde des ashrams et rencontre les plus grands maîtres spirituels du XXe siècle. Un texte intemporel qui garde sa puissance d’inspiration.

Albums de voyage
Saisons indiennes, d’Elisabeth Foch et Marie Accomiato, éd. Ci Vediamo, 30 €.
Un bijou de poésie et d’ori­gi­nalité qui séduit tant par son texte que par ses photos.

Hampi, capitale de l’empire de Vijayanagar, d’Olivier Bossé et Patrice Pierrot, éd. Kailash, 19 €.
Pour en savoir plus sur le dernier empire hindou dont l’influence économique et culturelle s’étendait à son apogée de Venise à l’actuelle Birmanie.

Beaux livres
Inde, photographies de Laurence Mouton et Sergio Ramazzotti, textes Catherine Bourzat, éd. du Chêne, 35 €.
Pour tous les amoureux de l’Inde, ce livre est un must. Les photos sont super­bes, les textes riches, intelligents, agrémentés de citations d’écrivains, et la maquette, originale et colorée. Rarement un livre aura su capter aussi élégamment l’âme de ce pays enchanteur, qui ne cesse de fasciner tant par son exotisme haut en couleurs que par la gentillesse et le sourire de ses habitants.

Romans
Shantaram, de Gregory David Roberts, Flammarion, 23 €.
Une épopée moderne et initiatique dans le Bombay des années 80. Un best-seller mondial qui sera bientôt adapté au cinéma par la réalisatrice indienne Mira Nair avec Johnny Depp dans le rôle principal.

Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire, de Vikas Swa­rup, 10/18, 7,80 €.
Sous ce titre un peu loufoque se cache un premier roman acclamé par la critique et le public indiens, qui a reçu en France le prix Grand Public du  Salon du Livre 2007.

La princesse mendiante, de Catherine Clément, éd. Panama, 18 €.
Mewar, Inde du Nord, au début du XVIe siècle. La princesse Mirabaï assiste à la crémation de sa grand-mère, et reste marquée par l’horrible spectacle et le destin auquel elle est pourtant promise. Pour la consoler, on lui fait croire qu’elle est l’élue du dieu Krishna. Désormais, elle s’en estimera la fiancée. À la mort de son époux, refusant la crémation, elle part sur les routes, vivant de la générosité publique. Elle rencontre l’empereur Moghol Akbar et le marque profondément… Mirabaï a existé. Elle est devenue en Inde une figure légendaire. C’est d’ailleurs dans des bandes dessinées populaires que Catherine Clément a découvert son existence, qu’elle raconte dans un style sobre quoique évocateur, notamment dans la description des cérémonies et de la crémation. Un beau texte et un cri de révolte indignée contre la condition de la femme en Inde.

Albums jeunesse
Siddhima, l'enfant déesse, d'Amélie Sarn et Carole Gourrat, Milan, dès 6 ans, 14,95 €
La fille d'un rajah est prête à tout pour échapper à la maudite protection de Shiva, dieu de laguerre et de la destruction.

Le Mahabharata, de Samhita Arni, 1ere et 2e parties, Gallimard Jeunesse, dès 11 ans, 12,50 €
Le célèbre récit épique raconté et illustré par une jeune Indienne de 12 ans. Un exemple de création originale des éditions Tara de Chennai reprise par une maison d'édition française.

À VOIR

La famille indienne, de Karan Johar (2001), 20 €. LE chef-d’œuvre incontesté.

Veer-Zaara, de Yash Chopra (2004), 20 €. Une belle histoire d’amour sur fond de mésentente indo-pakistanaise.

Swades, d’Ashutosh Gowariker (2004), 23 €. Une jolie fable moderne à la veine plus sociale, mais toujours fidèle aux codes bollywoodiens.

N’oublions pas les deux grands classiques du cinéma indien, Mother India, de Mehboob Khan (1957), 30 €, et Sholay, de Ramesh Sippy (1975), 20 €. Tous ces DVD sont distribués par Bodega Films et disponibles sur le site www.bodegafilms.com

Darshan (l’étreinte), de Jan Kounen (2005), Studio Canal, 22 €. Un magnifique DVD sur Amma, par le réalisateur de 99 F.

Towards a Sustainable Future. Auroville, 36 years of Research, de Basile Vignes (2004). Ce documentaire de 52 minutes retrace tous les efforts entrepris par Auroville depuis sa création pour un développement durable du site et de ses environs. On peut se le procurer en écrivant à outreach@auroville.org.in


À ECOUTER

Selvaganesh
Soukha (Naïve), 19 €
On l’a entendu aux côtés du tablaïste Zakir Hussain, dans le groupe du bassiste Jonas Hellborg, avant de se révéler pleinement au sein de la nouvelle mouture de Shakti, de John McLaughlin. Né en 1973, le fils de T.H. Vikku Vinayakram, fameux joueur de ghatam, a été initié par son grand-père, le joueur de mridangam T.R. Harihara Sarma. Trente-cinq ans plus tard, il est la référence ultime sur le kanjeera, un petit tambour à double face qu’il fait virevolter, doté d’une dextérité qui rime avec musicalité. Tout ce qui constitue l’attrait de Soukha, un titre que l’on peut traduire par “spirituel”. “J’ai conçu ce disque comme une histoire très personnelle, celle de mon voyage qui va de la tradition à des formes plus ouvertes.” Du son grouillant du Sud de l’Inde à un duo vocal tout en rythmiques chaloupées, sans oublier des touches électroniques…

Thiruppulivanam E. Haridoss
Le Hautbois des temples (Buda records), 16 €.
La musique et les temples, c’est une longue histoire en Inde du Sud. On y trouve des tambours et instruments à cordes, mais aussi le nagaswaram, un hautbois conique à anche double, déjà présent il y a mille ans et toujours d’actualité dans les processions. On retrouve ces sonorités nasillardes et entêtantes, rythmées aux frappes du tavil et des cymbales, interprétées ici par le virtuose Thiruppulivanam E. Haridoss, héritier d’une longue lignée d’experts sur cet instrument. À compléter par le CD publié par Ocora de Periya Mèlam, ensemble dédié au temple de Chidambaram, voué à Shiva et Visnu.

Aruna Sairam
Madhurasmriti (Charsur), 21,33 €.
Partagée entre Bombay et Madras, cette chanteuse aux origines tamoules est l’une des plus grandes voix actuelles de la musique carnatique. Celle qui bénéficia de l’enseignement de Sangita Kalanidhi T. Brinda est capable d’embrasser tous les répertoires, du grégorien au flamenco, même si c’est sur le terrain de sa tradition qu’elle demeure essentielle. Pour preuve, ce disque enregistré en 2003, où ses improvisations envoûtent le profane comme l’amateur. À compléter par l’album Padam, le chant de Tanjore, des poésies chantées récemment rééditées par Ocora. Son site : www.arunasairam.com

L. Subramaniam
Three Ragas For Solo Violin (Nimbus Records).
Importé par les Européens, le violon s’est imposé comme l’un des instruments de prédilection des solistes du Sud : l’iconoclaste Kunnakudi Vaidyanathan, les frères Ganesh ou encore Laguldi G Jayaraman… Dans cette profusion, nul doute que L. Subramaniam tient une place à part. Il faut dire que le jeune homme originaire de Ceylan a de qui tenir : son père, V. Lakshminarayana, fut un violoniste de renom. Sa mère, L. Sitalakshmi, se consacra à la vîna [luth]. Installé à Madras, il fonda un trio dès son adolescence avec son aîné Vaidyanathan et son cadet L. Shankar, une formation entrée dans la légende. Le jeune homme qui se destinait à être médecin est devenu le “Paganini de la musique d’Inde du Sud”, un titre justifié à l’écoute de ses thèmes. Disponible d’occasion sur www.amazon.fr à partir de 32 €.

Anthologie de la musique classique (Ocora), 29,45 €.
Quatre disques pour parcourir et découvrir une histoire qui débute 4 000 ans avant Jésus-Christ. Voilà ce que propose cette initiation à travers un tour d’horizon concocté par le violoniste L. Subramaniam, auteur des notes de pochette où il détaille par le menu la diversité de cette tradition.
Tous les thèmes chers au Sud de l’Inde sont interprétés, des invocations mystiques et Vedas antiques aux déclinaisons plus récentes, dont les divines poésies du Padam ou les élans érotiques du Javali.

U. Shrinivas
Samjanitha  (Disques Dreyfus).
Longtemps considéré comme un hérétique, le prodige de Palakol, une ville située à l’ouest de l’Andrah Pradesh, a imposé la mandoline dans la musique carnatique. Tourné vers l’avenir mais ancré dans sa tradition, il a composé une œuvre singulière, aux pistes multiples. Comme sur ce récent disque, où il convoque le bassiste Dominique Di Piazza le guitariste Debashish Battacharya, le saxophoniste George Brooks et son jeune frère, U Rajesh, à la mandoline. Son site : www.mandolinshrinivas.org

Raghunath Manet
Voilà plusieurs décennies que cet illustre joueur de vîna [luth] et danseur talentueux de bharata-natyam (danse classique du Sud de l’Inde, NDLR) partage son art avec le public occidental. Cet enfant de Pondichéry a joué et dansé sur les grandes scènes européennes et collaboré avec des artistes de renom, notamment Didier Lockwood, Michel Portal, Archie Shepp ou Carolyn Carlson. Parmi sa riche discographie, on retiendra Karnatik, avec Dr Balamurali Krishna, l’une des grandes voix indiennes contemporaines, Kuravane, inspiré des chants et danses de la tribu des kuravan, Pondichéry, enregistré lors de son spectacle au Trianon en 2002, ou encore Indiamond, avec le DJ Albert de Paname.

Kadri Gopalnath
Fasciné par le saxophone qu’il découvre à 14 ans, ce fils de musicien originaire du Karnataka n’aura de cesse, durant les vingt années suivantes, d’adapter l’instrument occidental aux canons de la musique carnatique. Parmi sa discographie, signalons Southern Brothers avec le flûtiste de jazz américain James Newton sorti en 2004, Scintillating Sax en 2002, ou encore Gem Stones en 2000.

Susheela Raman
Née à Londres de parents tamouls, la chanteuse a été initiée à la musique carnatique par sa mère. Elle a créé un style unique où se mêlent
pop anglaise, musique traditionnelle indienne et sonorités world music. Avec Salt Rain, son premier album (2001), elle remporte un succès immédiat, qu’elle consolide avec Love Trap en 2003. Son dernier CD, 33 1/3 (2007) revisite plusieurs grands classiques du rock, de Hendrix à Dylan en passant par Lou Reed.


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